Message de Guillaume Soro pour le 1er mai 2026 © Crédit photo DR - Yessouan.ci
Dans un message publié 1er mai 2026 à l'occasion de la Fête internationale du Travail, Guillaume Kigbafori Soro, ancien président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, en exil depuis plusieurs années, a pris la parole pour interpeller les travailleurs ivoiriens sur leurs conditions de vie.
S'adressant directement aux petits salariés, aux fonctionnaires de l'intérieur du pays et aux sans-emploi, Soro a dressé un tableau de la précarité ordinaire : le chauffeur de gbaka — minibus de transport commun — d'Abobo dont les recettes quotidiennes ne couvrent plus les charges du foyer, l'enseignante d'Odienné qui achète elle-même sa craie faute de dotations publiques, ou encore l'infirmier de Man qui exerce dans un dispensaire dépourvu de médicaments. « Même avoir un travail ne protège plus », a-t-il écrit. « Le travail n'est plus une promesse de dignité. »
Lire aussi : Attaques au Mali et mort de Sadio Camara : Guillaume Soro réagit
L'opposant a également évoqué le sort des jeunes diplômés — titulaires de licences ou de masters — qui multiplient les candidatures sans retour, au point, selon lui, de « douter non plus du système, mais de leur propre valeur ».
S'adressant directement aux petits salariés, aux fonctionnaires de l'intérieur du pays et aux sans-emploi, Soro a dressé un tableau de la précarité ordinaire : le chauffeur de gbaka — minibus de transport commun — d'Abobo dont les recettes quotidiennes ne couvrent plus les charges du foyer, l'enseignante d'Odienné qui achète elle-même sa craie faute de dotations publiques, ou encore l'infirmier de Man qui exerce dans un dispensaire dépourvu de médicaments. « Même avoir un travail ne protège plus », a-t-il écrit. « Le travail n'est plus une promesse de dignité. »
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L'opposant a également évoqué le sort des jeunes diplômés — titulaires de licences ou de masters — qui multiplient les candidatures sans retour, au point, selon lui, de « douter non plus du système, mais de leur propre valeur ».
Un diagnostic politique sur la redistribution des richesses
Soro a récusé l'idée d'une Côte d'Ivoire structurellement pauvre. Pays producteur de cacao, de pétrole et d'anacarde, la Côte d'Ivoire dispose selon lui des ressources pour garantir un niveau de vie décent à sa population. « La pauvreté que vous vivez n'est pas une fatalité. C'est un choix politique », a-t-il affirmé, ciblant sans nommer le gouvernement d'Alassane Ouattara, qu'il accuse de concentrer les richesses nationales.
Maintenu à l'écart de la Côte d'Ivoire par une série de condamnations judiciaires prononcées par les juridictions ivoiriennes, Soro a conclu son message en appelant les travailleurs à « résister au désespoir », présenté comme « une arme du régime ». Ce message intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes à l'approche des échéances électorales ivoiriennes.
Maintenu à l'écart de la Côte d'Ivoire par une série de condamnations judiciaires prononcées par les juridictions ivoiriennes, Soro a conclu son message en appelant les travailleurs à « résister au désespoir », présenté comme « une arme du régime ». Ce message intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes à l'approche des échéances électorales ivoiriennes.