Affaire KDS, 20 ans de prison pour le dirigeant © Crédit photo DR
Le Pôle pénal économique et financier (PPEF) a condamné le dirigeant de KDS Holding, Koffo Doga Séverin, ainsi que sa co-prévenue, à une peine de 20 ans de prison ferme. Les deux prévenus sont reconnus coupables d'escroquerie par appel public à l'épargne et de blanchiment de capitaux. Ils devront verser solidairement la somme de 30 715 328 500 FCFA. La co-prévenue, absente lors du délibéré, fait l'objet d'un mandat d'arrêt.
La personne morale, la société KDS, écope quant à elle d'une amende de 51 milliards FCFA pour les mêmes infractions. Un troisième prévenu, qui était chargé de déposer les fonds de la structure dans les établissements bancaires, est condamné à 7 ans de prison ferme et 11 milliards FCFA d'amendes pour blanchiment de capitaux.
Lire aussi : Affaire KDS : pourquoi la justice maintient Koffo Doga Séverin en détention
L'affaire remonte à mars 2023, lorsque le Trésor public ivoirien a qualifié l'activité de l'entreprise d'appel public à l'épargne illégal. KDS proposait aux particuliers d'investir dans l'achat de véhicules VTC (véhicules de transport avec chauffeur) en échange de revenus mensuels. Près de 4 000 épargnants ivoiriens ont ainsi placé leur argent dans ce système.
La personne morale, la société KDS, écope quant à elle d'une amende de 51 milliards FCFA pour les mêmes infractions. Un troisième prévenu, qui était chargé de déposer les fonds de la structure dans les établissements bancaires, est condamné à 7 ans de prison ferme et 11 milliards FCFA d'amendes pour blanchiment de capitaux.
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L'affaire remonte à mars 2023, lorsque le Trésor public ivoirien a qualifié l'activité de l'entreprise d'appel public à l'épargne illégal. KDS proposait aux particuliers d'investir dans l'achat de véhicules VTC (véhicules de transport avec chauffeur) en échange de revenus mensuels. Près de 4 000 épargnants ivoiriens ont ainsi placé leur argent dans ce système.
Condamnations financières lourdes après la faillite du modèle de transport
À la suite de l'alerte des autorités financières, la structure a enregistré des vagues de demandes de remboursement qu'elle n'a pas pu honorer, évoquant des problèmes de trésorerie avant d'interrompre ses paiements fin 2023. Un collectif de souscripteurs avait alors saisi la justice pour recouvrer les fonds investis, menant à l'arrestation du PDG en juin 2024.
La décision du tribunal de première instance met un terme à ce volet judiciaire devant le Pôle pénal économique et financier. Les préjudices initiaux retenus lors de l'instruction s'élevaient à plus de 10 milliards FCFA, avant l'évaluation globale fixée par le jugement de ce lundi 13 juillet 2026.
La décision du tribunal de première instance met un terme à ce volet judiciaire devant le Pôle pénal économique et financier. Les préjudices initiaux retenus lors de l'instruction s'élevaient à plus de 10 milliards FCFA, avant l'évaluation globale fixée par le jugement de ce lundi 13 juillet 2026.