Alain Lobognon : "Sans la CEDEAO, le Mali disparaîtra"


Dimanche 26 Avril 2026

L'ancien ministre ivoirien Alain Lobognon appelle le Mali à rejoindre la CEDEAO, après la sortie du pays de l'organisation le 29 janvier 2025.



Alain Lobognon : "Sans la CEDEAO, le Mali disparaîtra" © Crédit photo DR - Yessouan.ci
L'ancien ministre ivoirien des Sports et ex-député de Fresco, Alain Lobognon, a publié une déclaration sur ses réseaux sociaux appelant le Mali à renouer avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Pour lui, la rupture avec l'organisation régionale mène le pays à l'impasse.

« Sans la CEDEAO, le Mali disparaîtra. Qu'on le veuille ou non, la CEDEAO constitue l'unique option réaliste capable de permettre au Mali de redevenir le Maliba que nous appelons tous de nos vœux », écrit-il. L'expression "Maliba", qui signifie "Grand Mali" en bambara, renvoie à l'image d'un État fort et souverain.

Lobognon rappelle le rôle de l'organisation dans la résolution de crises passées : au Liberia, en Sierra Leone, en Gambie, en Côte d'Ivoire, et au Mali lui-même, après le renversement du président Amadou Toumani Touré à quelques mois de la fin de son mandat. Il souligne que la CEDEAO bénéficie d'une reconnaissance à l'ONU, où ses recommandations ont historiquement pesé dans les décisions de la communauté internationale.

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Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont quitté la CEDEAO le 29 janvier 2025, après avoir annoncé leur retrait en janvier 2024. Les 17 et 18 avril 2026 à Lomé, des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance des États du Sahel (AES) et des représentants de la CEDEAO ont renoué le dialogue, avec pour objectif de poser les bases d'une coopération renouvelée.

La situation sécuritaire au cœur de l'appel

C'est précisément dans ce contexte de rapprochement que l'ancien ministre ivoirien intensifie sa prise de position. Il estime que le Mali, soutenu dans son opposition à la CEDEAO par le Burkina Faso et le Niger — deux pays qu'il qualifie d'"instables" — doit abandonner ce qu'il appelle une "politique de déni stérile". Il plaide pour un retour vers l'organisation et une nouvelle demande d'intervention internationale concertée.

Lobognon conclut en estimant qu'il n'y a « aucune honte à reconnaître ses erreurs », mais qu'il y a « un danger mortel à persister dans l'aveuglement ». Cette sortie s'inscrit dans une ligne constante de l'ancien élu ivoirien, qui s'est opposé à plusieurs reprises à toute concession envers les juntes sahéliennes depuis les coups d'État successifs dans la région.

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille), avec une spécialisation en… En savoir plus sur cet auteur

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