La Chambre haute a été officiellement mise en place jeudi 6 août, avec l’élection de l’ancien président Patrice Talon à sa présidence. Une évolution que le parti d’opposition avait pourtant combattue lors de la réforme constitutionnelle.
Les Démocrates restent opposés à la création du Sénat
Habibou Woroucoubou, ancien député et secrétaire à la Mobilisation des ressources du parti, a réagi à cette nouvelle configuration institutionnelle. Il reconnaît désormais l’existence du Sénat, tout en rappelant que sa formation politique s’y était opposée.
Pour le responsable des Démocrates, la nouvelle Chambre haute doit maintenant démontrer son utilité. Son principal souhait concerne la capacité de l’institution à contribuer au retour d’un véritable pluralisme politique.
Une attente forte autour du pluralisme politique
Habibou Woroucoubou estime que le contexte politique actuel doit pousser le Sénat à jouer un rôle particulier. Il déplore notamment la concentration politique observée au sein des principales institutions du pays.
Selon lui, la nouvelle institution ne devrait pas devenir un simple espace supplémentaire dans l’organisation politique nationale. Elle doit plutôt contribuer à faire vivre les principes démocratiques inscrits dans la Constitution.
Le responsable des Démocrates met ainsi en avant la question du pluralisme. Il souhaite que le Sénat puisse participer au règlement des difficultés politiques et favoriser une représentation plus diverse des sensibilités.
L’enjeu dépasse donc la seule installation de la Chambre haute. Pour l’opposition, sa crédibilité dépendra surtout de sa capacité à produire une véritable valeur ajoutée dans le fonctionnement démocratique du Bénin.