Burkina Faso, la SOFITEX nationalisée à 100% par l'État © Crédit photo Gouvernement - Yessouan.ci
Le Conseil des ministres du Burkina Faso, présidé jeudi 16 avril 2026 à Ouagadougou par le Chef de l'État, le Capitaine Ibrahim Traoré, a adopté deux décrets portant nationalisation de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) et approbation de ses nouveaux statuts. L'État, qui détenait déjà 89 % du capital social de 19,5 milliards de francs CFA, reprend les parts des actionnaires privés nationaux et internationaux, qui représentaient 6 % du capital, pour en devenir l'unique propriétaire à 100 %.
Le ministre en charge de l'Industrie, Serge Gnaniodem Poda, a justifié la décision par les difficultés persistantes de la société : endettement lourd, charges de fonctionnement élevées, retards récurrents dans les paiements aux producteurs de coton et volatilité des coûts des intrants à l'échelle internationale. La SOFITEX est l'un des piliers de la filière coton au Burkina Faso, premier producteur de coton en Afrique de l'Ouest.
Lire aussi : Au Burkina Faso, le gouvernement adopte son plan de réformes 2026 pour les affaires
Le même Conseil a adopté un décret abrogeant les nominations des commissaires et des membres du bureau de la Commission nationale des droits humains (CNDH). Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a précisé qu'il ne s'agit pas d'une dissolution de l'institution, mais d'une mesure destinée à relire la loi organique régissant la CNDH pour l'adapter au contexte de lutte contre le terrorisme.
Le ministre en charge de l'Industrie, Serge Gnaniodem Poda, a justifié la décision par les difficultés persistantes de la société : endettement lourd, charges de fonctionnement élevées, retards récurrents dans les paiements aux producteurs de coton et volatilité des coûts des intrants à l'échelle internationale. La SOFITEX est l'un des piliers de la filière coton au Burkina Faso, premier producteur de coton en Afrique de l'Ouest.
Lire aussi : Au Burkina Faso, le gouvernement adopte son plan de réformes 2026 pour les affaires
Le même Conseil a adopté un décret abrogeant les nominations des commissaires et des membres du bureau de la Commission nationale des droits humains (CNDH). Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a précisé qu'il ne s'agit pas d'une dissolution de l'institution, mais d'une mesure destinée à relire la loi organique régissant la CNDH pour l'adapter au contexte de lutte contre le terrorisme.
Deux décrets aux conséquences différentes
Pour la SOFITEX, la nationalisation ouvre une période de restructuration financière et statutaire. Pour la CNDH, l'abrogation des nominations suspend de fait le fonctionnement opérationnel de la commission, dont les principes d'impartialité et de pluralité étaient, selon le ministre Bayala, « quotidiennement violés ». Le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présenté ces décisions comme conformes à la vision de la Révolution Progressiste Populaire.