Le Conseil du Café-Cacao passe à l'offensive. Ce jeudi 29 janvier 2026, depuis le complexe industriel Transcao de PK24, la structure de régulation a officiellement lancé une vaste opération de rachat des stocks résiduels. L'objectif est clair : désengorger les magasins des coopératives et s'assurer que l'argent arrive enfin dans la poche des producteurs de l'intérieur du pays.
Cette intervention musclée fait suite à un constat préoccupant dressé en décembre dernier. Le rythme des livraisons vers les ports d'Abidjan et de San Pedro s'était dangereusement essoufflé, provoquant un embouteillage de sacs de fèves au bord des champs. Pour éviter une chute des cours locaux et la précarité des familles rurales, le gouvernement a sifflé la fin de l'attente.
Cette intervention musclée fait suite à un constat préoccupant dressé en décembre dernier. Le rythme des livraisons vers les ports d'Abidjan et de San Pedro s'était dangereusement essoufflé, provoquant un embouteillage de sacs de fèves au bord des champs. Pour éviter une chute des cours locaux et la précarité des familles rurales, le gouvernement a sifflé la fin de l'attente.
Le déblocage des stocks au bord champ
Face à la presse, Brahima Yves Koné, le Directeur Général du Conseil du Café-Cacao, a tenu à rassurer son monde. « Depuis le 20 janvier, nous avons reçu l'instruction de procéder à l'enlèvement des stocks détenus par les coopératives », a-t-il précisé. Pour le patron de la filière, il n'y a pas lieu de céder à la panique : « Cette opération n'a rien de spéciale. Elle est plutôt banale, en ce sens qu’elle est très courante dans le milieu agricole. »
L'idée est de redonner de l'air à une commercialisation grippée. En reprenant la main sur ces volumes, l'État ivoirien entend protéger l'équilibre d'une économie dont le cacao reste le poumon. Pour garantir que l'opération ne soit pas détournée, le dirigeant a martelé que le Conseil du Café-Cacao est « la seule entité habilitée à conduire cette opération » en lien avec les organisations professionnelles.
L'idée est de redonner de l'air à une commercialisation grippée. En reprenant la main sur ces volumes, l'État ivoirien entend protéger l'équilibre d'une économie dont le cacao reste le poumon. Pour garantir que l'opération ne soit pas détournée, le dirigeant a martelé que le Conseil du Café-Cacao est « la seule entité habilitée à conduire cette opération » en lien avec les organisations professionnelles.
Vers une traçabilité obligatoire dès 2026
Mais au-delà de l'urgence, c'est l'avenir de la filière qui se joue. Tirant les leçons de ce blocage, la direction a annoncé un tournant technologique pour les mois à venir. Dès la campagne intermédiaire 2025-2026, aucun chargement ne sera accepté en usine s'il n'est pas « exclusivement constitué de cacao tracé ». Un changement de règle qui vise à assainir durablement le circuit commercial.
Pour 2027, le ton durcit encore. « Seuls les détenteurs de la carte du producteur de cacao verront leurs produits achetés », a prévenu Brahima Yves Koné. En attendant ces réformes, l'engagement est pris d'évacuer la totalité des fèves en souffrance. Un ouf de soulagement pour les planteurs qui craignaient de voir leurs récoltes pourrir dans les entrepôts de brousse.
Pour 2027, le ton durcit encore. « Seuls les détenteurs de la carte du producteur de cacao verront leurs produits achetés », a prévenu Brahima Yves Koné. En attendant ces réformes, l'engagement est pris d'évacuer la totalité des fèves en souffrance. Un ouf de soulagement pour les planteurs qui craignaient de voir leurs récoltes pourrir dans les entrepôts de brousse.








