Cacao : le PPA-CI dénonce la gestion des stocks invendus © Crédit photo DR
Le Parti des peuples africains - Côte d'Ivoire (PPA-CI) a vivement critiqué la gestion de la filière cacao par le gouvernement lors de sa tribune hebdomadaire, organisée le jeudi 2 avril 2026 à Abidjan. Justin Katinan Koné, président du Conseil stratégique et politique du parti d'opposition, a dénoncé l'application du nouveau prix d'achat de la petite campagne (1 200 FCFA le kilogramme) aux stocks invendus de la grande campagne, dont le tarif avait été initialement fixé à 2 800 FCFA.
Selon l'ancien ministre, cette décision administrative engendre de graves déficits pour les coopératives agricoles ivoiriennes. Le PPA-CI estime que des dizaines de milliers de tonnes de fèves de cacao (entre 60 000 et 123 000 tonnes selon les sources) restent bloquées dans les magasins de stockage à l'intérieur du pays.
Lire aussi: PPA-CI : 10 commissions pour le 1er congrès ordinaire
Cette situation expose directement les producteurs ruraux à des risques de détérioration de la qualité du produit et à un endettement massif auprès de leurs créanciers. L'opposition accuse le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) d'avoir fixé un prix de 2 800 FCFA en octobre 2025 sans prévoir les mécanismes financiers nécessaires pour absorber la production en cas de fluctuation des cours mondiaux.
Selon l'ancien ministre, cette décision administrative engendre de graves déficits pour les coopératives agricoles ivoiriennes. Le PPA-CI estime que des dizaines de milliers de tonnes de fèves de cacao (entre 60 000 et 123 000 tonnes selon les sources) restent bloquées dans les magasins de stockage à l'intérieur du pays.
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Cette situation expose directement les producteurs ruraux à des risques de détérioration de la qualité du produit et à un endettement massif auprès de leurs créanciers. L'opposition accuse le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) d'avoir fixé un prix de 2 800 FCFA en octobre 2025 sans prévoir les mécanismes financiers nécessaires pour absorber la production en cas de fluctuation des cours mondiaux.
Appel à une libéralisation de la filière
Face à la détresse financière des acteurs ruraux, le PPA-CI remet en cause le système actuel de stabilisation des prix géré par le Conseil café-cacao. Justin Katinan Koné a plaidé pour une libéralisation du secteur, arguant que le mécanisme étatique de vente par anticipation ne protège plus les paysans lors des chutes tarifaires brutales.
Pour compenser le manque à gagner des paysans, le parti propose l'instauration d'une taxe indirecte de solidarité prélevée sur l'ensemble de la chaîne de valeur de l'industrie chocolatière. Cette manne financière serait directement allouée à l'amélioration des conditions de vie des producteurs ivoiriens.
La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, tire une part essentielle de son budget de ce secteur : l'État prévoit de collecter 265 milliards de FCFA de recettes fiscales sur l'exportation des fèves pour l'année 2026.
Pour compenser le manque à gagner des paysans, le parti propose l'instauration d'une taxe indirecte de solidarité prélevée sur l'ensemble de la chaîne de valeur de l'industrie chocolatière. Cette manne financière serait directement allouée à l'amélioration des conditions de vie des producteurs ivoiriens.
La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, tire une part essentielle de son budget de ce secteur : l'État prévoit de collecter 265 milliards de FCFA de recettes fiscales sur l'exportation des fèves pour l'année 2026.