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Conférence NAFA de la BAD à Abidjan : la Côte d'Ivoire vise un revenu de 4 500 dollars par habitant d'ici 2030

Jeudi 9 Avril 2026

Le Premier ministre Robert Beugré Mambé a ouvert jeudi 9 avril à Abidjan la conférence sur la Nouvelle Architecture Financière Africaine, organisée au Sofitel Hôtel Ivoire.


Conférence NAFA de la BAD à Abidjan : la Côte d'Ivoire vise un revenu de 4 500 dollars par habitant d'ici 2030 © Crédit photo DR
Conférence NAFA de la BAD à Abidjan : la Côte d'Ivoire vise un revenu de 4 500 dollars par habitant d'ici 2030 © Crédit photo DR
Prenant la parole au nom du président Alassane Ouattara, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a fixé l'objectif : hisser la Côte d'Ivoire dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, avec un revenu par habitant de 4 500 dollars américains à l'horizon 2030.

Cet objectif est inscrit dans le nouveau Plan National de Développement (PND) 2026-2030, dont le coût global est estimé à 115 000 milliards de francs CFA. Le financement repose à 70 % sur le secteur privé et à 30 % sur les fonds publics, une répartition qui place les investisseurs privés au cœur de la stratégie de croissance.

Lire aussi : Financement de l'Afrique : Abidjan accueille une conférence de la BAD

La conférence réunit les gouverneurs de la Banque Africaine de Développement (BAD), le gouverneur de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), les présidents de la Commission de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), ainsi que des ambassadeurs et représentants d'institutions internationales.

Le Premier ministre a décrit un contexte mondial sous pression : pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine, tensions dans les pays du Golfe et effets du changement climatique ont alourdi les charges financières des économies africaines et mis en évidence les lacunes du système financier international actuel.

Réformer pour financer

Quatre axes ont été identifiés pour transformer l'architecture financière africaine : renforcer le rôle des banques multilatérales de développement, développer des instruments innovants comme les obligations vertes et les mécanismes de financement mixte, mobiliser davantage de ressources domestiques via les marchés financiers africains, et réformer la gouvernance financière internationale pour une meilleure représentation du continent.

S'adressant au président de la BAD, Sidi Ould Tah, le Premier ministre a évoqué la nécessité de « relier les 400 milliards de dollars de besoins aux 4 000 milliards de dollars qui gisent dans les potentialités africaines ».
Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille), avec une spécialisation en... En savoir plus sur cet auteur

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