Contre-Amiral Ange Kessi 23 ans à la tête du parquet militaire d'Abidjan © Crédit photo DR
Kouamé Bernard Ange Kessi a occupé le poste de Commissaire du Gouvernement près le Tribunal Militaire d'Abidjan de 1999 à 2022, soit l'une des plus longues continuités à la tête d'un parquet militaire en Côte d'Ivoire. Il est le 4e titulaire de cette fonction depuis la création de la juridiction. Formé à l'École de la Magistrature de l'École Nationale d'Administration (ENA), il avait rejoint la justice militaire ivoirienne à partir de 1996 en tant que Lieutenant de vaisseau.
Son parcours au sein du Tribunal Militaire d'Abidjan a suivi une progression linéaire : juge d'instruction militaire, puis Commissaire du Gouvernement par intérim, avant de prendre la direction permanente du parquet militaire. En 2018, son élévation au grade de Contre-Amiral a marqué une reconnaissance institutionnelle de son rôle dans la juridiction.
Lire aussi : Procès du "faux général" Lebahy : Ange Kessi se défend devant la juge, son témoignage
Sa présence à ce poste pendant plus de deux décennies lui a permis de traiter des dossiers liés aux différentes crises militaro-politiques traversées par la Côte d'Ivoire, notamment la tentative de coup d'État de 1999, les événements de 2002 et les tensions postélectorales de 2010-2011. Ces périodes ont placé le Tribunal Militaire d'Abidjan au centre de procédures judiciaires sensibles, dans un contexte où la frontière entre justice civile et militaire a parfois fait débat.
Son parcours au sein du Tribunal Militaire d'Abidjan a suivi une progression linéaire : juge d'instruction militaire, puis Commissaire du Gouvernement par intérim, avant de prendre la direction permanente du parquet militaire. En 2018, son élévation au grade de Contre-Amiral a marqué une reconnaissance institutionnelle de son rôle dans la juridiction.
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Sa présence à ce poste pendant plus de deux décennies lui a permis de traiter des dossiers liés aux différentes crises militaro-politiques traversées par la Côte d'Ivoire, notamment la tentative de coup d'État de 1999, les événements de 2002 et les tensions postélectorales de 2010-2011. Ces périodes ont placé le Tribunal Militaire d'Abidjan au centre de procédures judiciaires sensibles, dans un contexte où la frontière entre justice civile et militaire a parfois fait débat.
Un parcours décoré, une retraite en 2022
Kouamé Kessi a reçu plusieurs distinctions au cours de sa carrière : Chevalier puis Officier de l'Ordre National, Officier de l'Ordre du Mérite Maritime et Chevalier de l'Ordre du Mérite Ivoirien. Ces décorations témoignent d'une reconnaissance à la fois civile et militaire de son engagement.
Il a fait valoir ses droits à la retraite en 2022. Le Tribunal Militaire d'Abidjan, juridiction compétente pour juger les militaires des Forces Armées de Côte d'Ivoire (FACI) et les civils dans certains cas relevant de la défense nationale, reste l'une des institutions judiciaires les plus discrètes du pays, traitant en moyenne des affaires qui n'accèdent que rarement à la sphère publique.
Il a fait valoir ses droits à la retraite en 2022. Le Tribunal Militaire d'Abidjan, juridiction compétente pour juger les militaires des Forces Armées de Côte d'Ivoire (FACI) et les civils dans certains cas relevant de la défense nationale, reste l'une des institutions judiciaires les plus discrètes du pays, traitant en moyenne des affaires qui n'accèdent que rarement à la sphère publique.