BID finance le corridor Tafiré-Ferkessédougou © Crédit photo DR
La Banque islamique de développement (BID) et la Côte d'Ivoire ont signé le 19 juin 2026 à Bakou un accord de financement de 235 millions de dollars, soit environ 130 milliards de francs CFA, pour compléter le tronçon autoroutier Tafiré–Ferkessédougou dans le nord du pays. Le chantier, subdivisé en deux lots — Tafiré-Kouroukouna et Kouroukouna-Ferkessédougou — couvre une distance d'environ 58 à 60 kilomètres sur l'axe Abidjan–frontières du Burkina Faso et du Mali.
Pour le Mali, pays sans accès à la mer, cet investissement touche directement les conditions d'approvisionnement de son économie. Carburants, matériaux de construction, denrées alimentaires, intrants agricoles et équipements industriels empruntent régulièrement le corridor ivoirien avant d'atteindre Bamako et les centres de consommation intérieurs. Bamako dispose de plusieurs options maritimes — Dakar, Conakry, Lomé, Tema, Nouakchott — mais le port d'Abidjan demeure un point d'entrée de référence pour les opérateurs maliens.
Lire aussi : Tronçon Tafiré-Ferkessédougou : la BID finance la construction du prolongement de l'Autoroute du Nord
Les données du Port autonome d'Abidjan traduisent déjà une attractivité retrouvée. En 2025, les volumes de transit à destination du Mali ont atteint 1,47 million de tonnes, contre 835 216 tonnes en 2024, soit une progression de 76,4 %. Sur l'ensemble de l'hinterland sahélien, les flux ont atteint 3,92 millions de tonnes, en hausse de 34,1 % sur la même période.
Pour le Mali, pays sans accès à la mer, cet investissement touche directement les conditions d'approvisionnement de son économie. Carburants, matériaux de construction, denrées alimentaires, intrants agricoles et équipements industriels empruntent régulièrement le corridor ivoirien avant d'atteindre Bamako et les centres de consommation intérieurs. Bamako dispose de plusieurs options maritimes — Dakar, Conakry, Lomé, Tema, Nouakchott — mais le port d'Abidjan demeure un point d'entrée de référence pour les opérateurs maliens.
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Un corridor multimodal en construction
La route n'est pas le seul levier. En avril 2026, le groupe Africa Global Logistics a ouvert un corridor multimodal Abidjan–Bobo-Dioulasso–Bamako, combinant le rail jusqu'au Burkina Faso et la route vers le Mali, avec recours au port sec de Bobo-Dioulasso. Ce dispositif répond à une demande croissante de traçabilité et de sécurité de la part des importateurs maliens.
Depuis 2025, les tensions sur plusieurs axes d'approvisionnement sahéliens ont rendu la fiabilité logistique plus déterminante que le seul choix du port. Les opérateurs évaluent désormais un corridor à l'aune de la disponibilité des camions, de la sécurité du transit, des formalités douanières et des délais de passage. Le prolongement de l'autoroute jusqu'à Ferkessédougou vise à réduire les ruptures de charge et à améliorer la compétitivité de la voie ivoirienne face aux corridors concurrents d'Afrique de l'Ouest.
Depuis 2025, les tensions sur plusieurs axes d'approvisionnement sahéliens ont rendu la fiabilité logistique plus déterminante que le seul choix du port. Les opérateurs évaluent désormais un corridor à l'aune de la disponibilité des camions, de la sécurité du transit, des formalités douanières et des délais de passage. Le prolongement de l'autoroute jusqu'à Ferkessédougou vise à réduire les ruptures de charge et à améliorer la compétitivité de la voie ivoirienne face aux corridors concurrents d'Afrique de l'Ouest.