Un centre pour renforcer la coopération régionale
Le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a réaffirmé l’engagement du pays lors de l’inauguration du nouveau centre.
Selon lui, l’évolution rapide de la criminalité financière impose une mobilisation collective. Les actifs virtuels, les outils numériques et la croissance des transactions transfrontalières rendent les méthodes de lutte plus complexes.
Le ministre insiste donc sur trois priorités : la formation, l’échange d’informations et la coopération entre les États. Pour Adama Coulibaly, aucun pays ne peut faire face seul à ces nouvelles menaces.
Le Centre d’information du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) aura ainsi une vocation régionale. Il doit notamment soutenir la sensibilisation, la recherche, la documentation et le renforcement des compétences.
L’infrastructure doit également favoriser les échanges avec la société civile, les médias, les universitaires et les étudiants. L’objectif est d’en faire progressivement un pôle régional d’excellence.
La Côte d’Ivoire mise sur ses réformes
Pour le général Idrissa Touré, président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), l’implantation du centre à Abidjan traduit la confiance accordée au pays.
Cette présence s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre la criminalité transnationale en Afrique de l’Ouest. Elle intervient alors que la Côte d’Ivoire poursuit plusieurs réformes destinées à améliorer son dispositif national.
Le responsable de la CENTIF a notamment évoqué les changements institutionnels et réglementaires engagés dans le cadre du processus d’évaluation. Ces mesures s’inscrivent aussi dans le plan d’action consacré au renforcement de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
À travers le Centre d’information du GIABA, Abidjan entend donc consolider son rôle dans les efforts régionaux. Le partage des connaissances et une meilleure circulation de l’information doivent contribuer à une réponse plus efficace face aux réseaux financiers criminels.