Côte d’Ivoire : la traçabilité au cœur de la campagne cacao 2026/2027


Vendredi 14 Aout 2026

En Côte d’Ivoire, la campagne cacao 2026/2027 se prépare avec un nouveau système de traçabilité face aux exigences du marché mondial.



La Côte d’Ivoire s’apprête à lancer sa campagne principale de cacao 2026/2027. Dans un marché marqué par des prix instables, le pays accélère aussi la mise en place d’un nouveau système national de traçabilité.


Cette évolution vise à mieux suivre le parcours des fèves et à répondre aux nouvelles attentes des marchés internationaux.

Un nouveau dispositif pour suivre l’origine du cacao

Le déploiement du système de traçabilité a déjà commencé dans plusieurs zones de production. Des opérations sont notamment conduites à Divo et Facobly, deux territoires importants pour la production cacaoyère ivoirienne.
 

Le dispositif doit permettre de retracer le parcours du cacao. Le suivi doit commencer au niveau de la parcelle et se poursuivre jusqu’à la première commercialisation des fèves.
 

Les autorités n’ont toutefois pas encore détaillé toutes les modalités techniques du système. Le calendrier complet de son déploiement à l’échelle nationale reste également à préciser.
 
Cette réforme intervient alors que la Côte d’Ivoire demeure le premier producteur mondial de cacao. La filière représente plus de 40 % des recettes d’exportation du pays.


Prix mondiaux et exigences internationales : les défis de la filière

La forte dépendance au cacao expose l’économie ivoirienne aux variations des cours internationaux. Les mouvements des prix peuvent avoir des conséquences sur les revenus des producteurs et sur les recettes générées par les exportations.
 

Dans ce contexte, une meilleure connaissance de la production devient stratégique. La traçabilité doit notamment renforcer la transparence des circuits et améliorer la capacité de la filière à documenter l’origine des fèves.
 

Les marchés internationaux imposent aussi des exigences croissantes. Les acheteurs et les régulateurs veulent pouvoir identifier l’origine du cacao et disposer d’informations sur ses conditions de production.
 

Pour Abidjan, l’enjeu dépasse donc la seule organisation du marché intérieur. Le respect de ces nouvelles contraintes peut contribuer à préserver l’accès du cacao ivoirien aux principaux débouchés internationaux.
 

Le succès du dispositif dépendra désormais de son déploiement dans les zones productrices. Il reposera aussi sur l’adhésion des producteurs et des différents acteurs de la commercialisation.
 
En lançant progressivement cette réforme à l’approche de la campagne 2026/2027, la Côte d’Ivoire cherche ainsi à adapter sa filière cacao aux réalités d’un marché mondial plus exigeant. La traçabilité apparaît comme un levier majeur pour renforcer la transparence et maintenir la compétitivité du cacao ivoirien.
 



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