Alors que les enquêtes doivent encore déterminer les circonstances exactes du drame, leurs récits divergent sur les événements qui ont précédé la découverte de son corps.
Deux députés du RHDP livrent des récits différents
L’élue dénonce également le phénomène des « gnambros ». Elle estime que ce nouvel incident illustre les dérives liées à la violence et à l’incivisme dans certains milieux du transport.
Cette prise de position a rapidement suscité une réaction de son collègue Ouattara Yaya, député de Yamoussoukro et cadre du RHDP. Celui-ci conteste toutefois le lien direct entre la bagarre et le décès du douanier.
Selon lui, une altercation a bien eu lieu. Mais il affirme que Coulibaly Lamtou ne serait pas décédé des suites de cette confrontation.
Le député indique que l’agent aurait ensuite été conduit à l’hôpital Moscati de Yamoussoukro. Il précise que le registre de l’établissement pourrait confirmer son passage.
Le corps retrouvé dans un lac soulève de nouvelles questions
D’après le récit d’Ouattara Yaya, Coulibaly Lamtou aurait été retrouvé plus tard dans le lac situé à proximité de l’hôpital. Les circonstances de sa présence dans cet endroit restent, à ce stade, à établir.
Le député appelle donc à la prudence. Il estime que l’émotion provoquée par les images de l’altercation ne doit pas conduire à tirer des conclusions avant la fin des investigations.
Cette mise au point n’a cependant pas mis fin aux interrogations. Sur les réseaux sociaux, certains observateurs cherchent notamment à comprendre ce qui s’est passé entre le passage présumé de l’agent à l’hôpital et la découverte de son corps dans le lac.
Kévin Mian, responsable d’une organisation de la société civile, soulève notamment des questions sur la prise en charge du douanier après son admission à l’hôpital.
Pour l’heure, les deux versions restent donc opposées. La première établit un lien direct entre l’altercation et le drame. La seconde distingue la bagarre du décès et insiste sur la nécessité d’attendre les conclusions des enquêtes.