Coupures à Abidjan : le réseau électrique à bout de souffle © Crédit photo DR
Foyers et entreprises subissent depuis janvier 2026 des coupures d'électricité de plus en plus fréquentes dans le District d'Abidjan. Pour la CIE (Compagnie Ivoirienne d'Électricité), le diagnostic est sans appel : la capitale économique traverse une « crise de croissance » qui dépasse les capacités des équipements en place.
Le directeur général de CI-Énergies (Côte d'Ivoire Énergies), Noumory Sidibé, l'a reconnu publiquement : le réseau tourne à ses limites. En février 2026, la consommation a bondi de 14 % par rapport à l'année précédente, sous l'effet conjugué des pics de chaleur et de l'afflux de nouveaux abonnés. Abidjan, avec ses six zones industrielles et ses grands chantiers d'infrastructure comme la voie de contournement Y4, voit ses besoins en énergie progresser de 10 % à 14 % par an.
Ce n'est pas la première fois que le pays fait face à des épisodes de délestage. Des perturbations similaires avaient été enregistrées en 2021 et en 2024.
Le directeur général de CI-Énergies (Côte d'Ivoire Énergies), Noumory Sidibé, l'a reconnu publiquement : le réseau tourne à ses limites. En février 2026, la consommation a bondi de 14 % par rapport à l'année précédente, sous l'effet conjugué des pics de chaleur et de l'afflux de nouveaux abonnés. Abidjan, avec ses six zones industrielles et ses grands chantiers d'infrastructure comme la voie de contournement Y4, voit ses besoins en énergie progresser de 10 % à 14 % par an.
Ce n'est pas la première fois que le pays fait face à des épisodes de délestage. Des perturbations similaires avaient été enregistrées en 2021 et en 2024.
Le paradoxe d'une réussite énergétique
Entre 2011 et 2025, l'État ivoirien a injecté l'équivalent de plus de 15 milliards d'euros dans le secteur pour doubler la capacité de production, portée à 3 200 MW, et déployer 74 700 kilomètres de lignes électriques. Le nombre d'abonnés est passé de 1 à 5 millions en deux décennies. Pourtant, cet élargissement massif de l'accès à l'énergie a alimenté une demande que les infrastructures peinent désormais à absorber. L'objectif de 4 000 MW reste hors d'atteinte.
Lire aussi: Coupures d'électricité en Côte d'Ivoire : CI-Energies déploie 700 milliards FCFA
Des voix s'élèvent par ailleurs pour réclamer une gouvernance plus autonome du secteur, actuellement rattaché au ministère des Mines et du Pétrole. L'idée d'un ministère dédié à l'Énergie gagne du terrain pour piloter la transition énergétique ivoirienne.
La lenteur de la diversification du mix énergétique pèse également sur les perspectives : malgré un objectif affiché de 45 % d'énergies renouvelables, ces dernières ne représentent aujourd'hui que 10 % de la production. Le pays reste largement dépendant du thermique et de l'hydraulique.
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Des voix s'élèvent par ailleurs pour réclamer une gouvernance plus autonome du secteur, actuellement rattaché au ministère des Mines et du Pétrole. L'idée d'un ministère dédié à l'Énergie gagne du terrain pour piloter la transition énergétique ivoirienne.
La lenteur de la diversification du mix énergétique pèse également sur les perspectives : malgré un objectif affiché de 45 % d'énergies renouvelables, ces dernières ne représentent aujourd'hui que 10 % de la production. Le pays reste largement dépendant du thermique et de l'hydraulique.