Menu

Déguerpissements à Abidjan : Steve Beko (PPA-CI) réagit "Avant de détruire, il faut reloger"


Jeudi 4 Juin 2026

Déguerpissements à Abidjan : le cadre PPA-CI Steve Beko réclame des alternatives de relogement avant toute expulsion des populations précaires.



Déguerpissements à Abidjan : Steve Beko (PPA-CI) réagit "Avant de détruire, il faut reloger" © Crédit photo DR
Déguerpissements à Abidjan : Steve Beko (PPA-CI) réagit "Avant de détruire, il faut reloger" © Crédit photo DR
Les opérations de déguerpissement en cours à Abidjan alimentent le débat politique. Jeudi 4 juin 2026, Steve Beko, cadre du Parti des Peuples Africains - Côte d'Ivoire (PPA-CI) de l'ex-président Laurent Gbagbo, a publié une prise de position sur les réseaux sociaux, opposant deux approches de la gestion urbaine : libérale et socialiste.

Pour Beko, la logique libérale privilégie la règle : libérer les emprises publiques, sécuriser les zones à risque, rétablir l'ordre urbain. Les populations s'adaptent à la norme, l'efficacité de la décision prime. À l'inverse, la logique socialiste qu'il défend pose d'abord la question des causes : pourquoi des milliers de familles occupent-elles ces zones ? Parce qu'elles n'ont pas accès à un logement décent, parce que les opportunités économiques restent concentrées à Abidjan et que le développement du pays demeure, selon lui, déséquilibré.

Lire aussi : Déguerpissements Vridi et Koumassi à Abidjan : Don Mello réclame un moratoire immédiat

Le cadre du PPA-CI précise ne pas s'opposer à l'aménagement urbain ni à l'évacuation des zones dangereuses. Ce qu'il conteste, c'est l'absence d'alternative proposée aux occupants : « avant de détruire, il faut reloger ; avant d'évacuer, il faut dialoguer », écrit-il.

Steve Beko tient à dissocier son opposition de tout clivage ethnique ou religieux : « Ce n'est pas une détestation du chef de l'État, mais une opposition à sa vision politique libérale. »

Une question de méthode, pas de principe

Le débat posé par le cadre du PPA-CI dépasse le seul cas d'Abidjan. Il renvoie à une interrogation plus large sur les conditions dans lesquelles l'État peut légitimement expulser des populations précaires sans offrir de solution de substitution.

Cette prise de position intervient dans un contexte où plusieurs élus locaux d'Abidjan ont, ces dernières semaines, contesté publiquement la méthode des opérations conduites par le District, soulevant également des questions sur le cadre légal des interventions en territoire communal. Le programme de réhabilitation des quartiers précaires d'Abidjan, annoncé avec l'appui de l'Agence Française de Développement (AFD), n'a, lui, pas fait l'objet de bilan public récent.







Examens fin d'année | Concours administratifs | Lois et règlements | Vidéos | Actualité | Eco-Finance | Sports | Conseil des ministres | Politique | Société | Médias | Who's Who | Communiqués


Inscription à la newsletter




Petites annonces

Flux RSS