Blé Goudé, Koumassi Campement et Alloui Brou Jacques © Crédit photo DR
Charles Blé Goudé, président du Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (COJEP), s'est déplacé mercredi 10 juin 2026 au quartier Campement, dans la commune de Koumassi, pour rencontrer les habitants expulsés à la suite des démolitions du 3 juin 2026. Dans une déclaration filmée largement diffusée sur les réseaux sociaux, il a annoncé la mise en place d'une équipe juridique pour défendre les familles sinistrées.
Blé Goudé a dit vouloir réunir des avocats bénévoles prêts à assurer gratuitement la défense des populations touchées. Il a interpellé publiquement un dénommé Alloui Brou Jacques, qu'il a désigné comme l'homme ayant revendiqué la propriété des terrains concernés. Selon ses déclarations, cet individu aurait acquis 34 hectares en plein Abidjan alors qu'il occupait la fonction de troisième adjoint au maire chargé du domaine foncier — une situation qu'il qualifie de conflit d'intérêts caractérisé.
Lire aussi : Affaire démolitions à Koumassi Campement : mandat de recherche contre Alloui Brou Jacques
Le leader du COJEP a également mis en cause la validité de l'étude d'impact environnemental et social présentée pour justifier les opérations. Il a demandé que soient rendues publiques les mesures de relogement et les compensations prévues pour les familles déplacées, estimant que les conditions de l'opération — conduite en pleine période de pluies et de préparation aux examens du baccalauréat — ne respectaient pas le principe du « visage humain » évoqué par le chef de l'État ivoirien.
Blé Goudé a dit vouloir réunir des avocats bénévoles prêts à assurer gratuitement la défense des populations touchées. Il a interpellé publiquement un dénommé Alloui Brou Jacques, qu'il a désigné comme l'homme ayant revendiqué la propriété des terrains concernés. Selon ses déclarations, cet individu aurait acquis 34 hectares en plein Abidjan alors qu'il occupait la fonction de troisième adjoint au maire chargé du domaine foncier — une situation qu'il qualifie de conflit d'intérêts caractérisé.
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Le leader du COJEP a également mis en cause la validité de l'étude d'impact environnemental et social présentée pour justifier les opérations. Il a demandé que soient rendues publiques les mesures de relogement et les compensations prévues pour les familles déplacées, estimant que les conditions de l'opération — conduite en pleine période de pluies et de préparation aux examens du baccalauréat — ne respectaient pas le principe du « visage humain » évoqué par le chef de l'État ivoirien.
Des mises en cause directes devant la justice
Blé Goudé a appelé les autorités à ouvrir une enquête sur les conditions d'acquisition des 34 hectares et sur la chaîne de décisions ayant conduit aux démolitions : auteurs de l'étude d'impact, signataires de l'autorisation et responsables de l'exécution sur le terrain. Il a indiqué que son organisation allait suivre le dossier jusqu'à son terme.
Les démolitions du 3 juin 2026 ont déjà suscité une réaction du Procureur de la République près le tribunal de première instance d'Abidjan, Koné Braman Oumar, qui a ordonné le même 10 juin l'ouverture d'une enquête et la recherche active d'Alloui Brou Jacques, décrit comme introuvable à ce jour.
Les démolitions du 3 juin 2026 ont déjà suscité une réaction du Procureur de la République près le tribunal de première instance d'Abidjan, Koné Braman Oumar, qui a ordonné le même 10 juin l'ouverture d'une enquête et la recherche active d'Alloui Brou Jacques, décrit comme introuvable à ce jour.