Denis Sassou Nguesso a officialisé ce jeudi 5 février 2026 sa candidature à l'élection présidentielle congolaise prévue le 15 mars prochain. À 82 ans et fort de plus de quatre décennies cumulées au pouvoir, le chef de l'État a annoncé sa décision lors d'un déplacement dans la localité d'Ignié, dans le sud forestier du pays. "Je ferai acte de candidature à l'élection présidentielle", a-t-il déclaré devant plusieurs milliers de personnes réunies pour l'ouverture d'une foire agricole.
Cette annonce ne surprend personne. Fin décembre 2025, le Parti congolais du travail (PCT) l'avait désigné "candidat naturel du parti". Si la Constitution actuelle lui permet de briguer ce nouveau quinquennat, ce mandat devra théoriquement être le dernier pour celui que beaucoup considèrent comme l'un des "dinosaures" du continent africain.
Cette annonce ne surprend personne. Fin décembre 2025, le Parti congolais du travail (PCT) l'avait désigné "candidat naturel du parti". Si la Constitution actuelle lui permet de briguer ce nouveau quinquennat, ce mandat devra théoriquement être le dernier pour celui que beaucoup considèrent comme l'un des "dinosaures" du continent africain.
Quarante ans de règne quasi-ininterrompu
Le militaire a d'abord gouverné le Congo sous le régime du parti unique de 1979 à 1992, avant de revenir au pouvoir après une guerre civile en 1997. Réélu en 2002 puis en 2009, il a pu se maintenir grâce à un changement constitutionnel opéré en 2015 qui a fait sauter la limite d'âge fixée à 70 ans et porté à trois le nombre de mandats présidentiels autorisés.
Face au parti présidentiel tout-puissant, l'opposition congolaise peine à exister. Trois formations ont lancé en avril 2023 une "Alliance pour l'alternance démocratique en 2026", mais cette coalition reste éclatée et muselée. Deux figures de l'opposition à la présidentielle de 2016, le général Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, croupissent encore en prison après avoir été condamnés à vingt ans de détention pour "atteinte à la sécurité intérieure".
Face au parti présidentiel tout-puissant, l'opposition congolaise peine à exister. Trois formations ont lancé en avril 2023 une "Alliance pour l'alternance démocratique en 2026", mais cette coalition reste éclatée et muselée. Deux figures de l'opposition à la présidentielle de 2016, le général Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, croupissent encore en prison après avoir été condamnés à vingt ans de détention pour "atteinte à la sécurité intérieure".
Des défis économiques persistants
Dans ce pays riche en pétrole où près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, Denis Sassou Nguesso a insisté jeudi sur la souveraineté alimentaire. Le Congo possède environ dix millions d'hectares de terres arables, mais seulement 4% sont exploités. Le pays importe ainsi une grande partie de sa nourriture, exposant sa population de plus de six millions d'habitants aux fluctuations des prix mondiaux.
Par ailleurs, la famille Sassou Nguesso fait l'objet depuis 2007 d'une enquête de la justice française sur les "biens mal acquis", visant l'origine du patrimoine constitué en France. Le dépôt des candidatures prend fin le 12 février, et la campagne électorale se déroulera du 28 février au 13 mars.
Par ailleurs, la famille Sassou Nguesso fait l'objet depuis 2007 d'une enquête de la justice française sur les "biens mal acquis", visant l'origine du patrimoine constitué en France. Le dépôt des candidatures prend fin le 12 février, et la campagne électorale se déroulera du 28 février au 13 mars.






