Détention préventive, la justice ivoirienne en réforme © Crédit photo Ministère de la Justice
Les acteurs de la chaîne judiciaire et pénitentiaire ivoirienne se sont retrouvés le lundi 11 mai 2026 à l'Institut national de formation judiciaire (INFJ) de Yamoussoukro pour une journée de réflexion sur la détention préventive. La rencontre, organisée à l'initiative du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Jean Sansan Kambilé, fait suite aux missions d'inspection menées entre février et mars 2026, lesquelles ont mis au jour des cas de détentions irrégulières dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays.
Dans son discours d'ouverture, Jean Sansan Kambilé a posé le cadre de la journée sans ambiguïté : toute détention injustifiée constitue une violation grave de la liberté individuelle et engage la crédibilité de l'institution judiciaire dans son ensemble. Il a interpellé les juges d'application des peines sur le sort des personnes détenues qui ont déjà purgé leur peine, les exhortant à exercer leurs fonctions avec rigueur et discernement pour mettre fin à ces situations.
Lire aussi : Détention préventive, Sansan Kambilé depuis Yamoussoukro : "Toute détention injustifiée est une atteinte à la liberté"
Les échanges ont couvert deux dimensions distinctes du problème : l'aspect judiciaire, du côté des magistrats et des greffiers, et l'aspect pénitentiaire, du côté des administrateurs des maisons d'arrêt. Quatre axes ont structuré les travaux : l'identification des dysfonctionnements, l'harmonisation des pratiques entre juridictions, la mise en place d'un mécanisme d'alerte rapide, et le désengorgement des établissements de détention.
Dans son discours d'ouverture, Jean Sansan Kambilé a posé le cadre de la journée sans ambiguïté : toute détention injustifiée constitue une violation grave de la liberté individuelle et engage la crédibilité de l'institution judiciaire dans son ensemble. Il a interpellé les juges d'application des peines sur le sort des personnes détenues qui ont déjà purgé leur peine, les exhortant à exercer leurs fonctions avec rigueur et discernement pour mettre fin à ces situations.
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Les échanges ont couvert deux dimensions distinctes du problème : l'aspect judiciaire, du côté des magistrats et des greffiers, et l'aspect pénitentiaire, du côté des administrateurs des maisons d'arrêt. Quatre axes ont structuré les travaux : l'identification des dysfonctionnements, l'harmonisation des pratiques entre juridictions, la mise en place d'un mécanisme d'alerte rapide, et le désengorgement des établissements de détention.
Une circulaire du 22 avril 2026 pour encadrer les responsabilités
La journée a permis de présenter et d'expliquer la circulaire signée le 22 avril 2026 par le ministère de la Justice, relative à la détention préventive et à la gestion des cas de détentions abusives. Ce texte fixe les responsabilités respectives des magistrats, greffiers et administrateurs pénitentiaires dans le suivi des dossiers de détenus, et pose les bases d'un contrôle plus rigoureux des titres de détention.
La surpopulation carcérale est un enjeu documenté en Côte d'Ivoire. Les maisons d'arrêt accueillent régulièrement un nombre de détenus largement supérieur à leur capacité d'accueil, une partie d'entre eux relevant de la détention préventive prolongée au-delà des délais légaux. Cette réunion de Yamoussoukro s'inscrit dans un effort du ministère de la Justice pour corriger ces écarts par la formation et la coordination des acteurs de terrain, plutôt que par la seule voie disciplinaire.
La surpopulation carcérale est un enjeu documenté en Côte d'Ivoire. Les maisons d'arrêt accueillent régulièrement un nombre de détenus largement supérieur à leur capacité d'accueil, une partie d'entre eux relevant de la détention préventive prolongée au-delà des délais légaux. Cette réunion de Yamoussoukro s'inscrit dans un effort du ministère de la Justice pour corriger ces écarts par la formation et la coordination des acteurs de terrain, plutôt que par la seule voie disciplinaire.