Dissolution CEI : le COJEP de Blé Goudé valide et fixe cinq exigences


Jeudi 7 Mai 2026

Le parti de Charles Blé Goudé a salué mercredi 7 mai 2026 la dissolution de la CEI, tout en fixant les exigences pour le futur organe électoral ivoirien.



Dissolution CEI : le COJEP de Blé Goudé valide et fixe cinq exigences © Crédit photo DR - Yessouan.ci
Le Congrès Panafricain pour la Justice et l'Égalité des Peuples (COJEP) a pris position mercredi 7 mai 2026 sur la dissolution de la Commission Électorale Indépendante (CEI), annoncée la veille par le Conseil des ministres. Dans une déclaration signée par son porte-parole, Maître Serge Ouraga, le parti approuve la décision gouvernementale tout en formulant des réserves sur l'architecture du mécanisme qui doit lui succéder.

Selon le porte-parole du gouvernement, la dissolution de la CEI vise à instaurer un nouveau dispositif de gestion électorale, présenté comme plus à même de garantir des scrutins apaisés. Le COJEP y voit la reconnaissance officielle d'une crise de confiance qui pesait sur l'institution depuis plusieurs années, une préoccupation que le président du parti, Charles Blé Goudé, avait portée à de nombreuses reprises sur la scène politique ivoirienne.

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Le parti se félicite de cette évolution mais prévient que l'enjeu se situe désormais dans la définition concrète du nouvel organe : sa composition, ses missions, ses règles de fonctionnement et son mode de désignation des membres.

Cinq principes non négociables pour le COJEP

Dans sa déclaration, le COJEP soumet cinq conditions à toute réforme qu'il estimerait crédible. L'organe successeur devra être affranchi de toute emprise partisane, avec une composition excluant l'influence aussi bien du parti au pouvoir que de l'opposition. Ses membres devront être des personnalités dont la compétence, l'intégrité et la neutralité ne prêtent pas à contestation. Le fonctionnement devra être transparent et conforme aux standards démocratiques, garantissant la fidélité des résultats au vote exprimé dans les urnes. Le COJEP insiste enfin sur le caractère consensuel du processus de création, qui devra procéder d'un dialogue politique sincère et inclusif.

Le parti avertit que la légitimité d'un système électoral ne tient pas à l'existence formelle d'une institution, mais à la confiance qu'elle inspire auprès de l'ensemble des acteurs politiques et de la société civile. La déclaration a été rendue publique depuis Abidjan le 7 mai 2026.

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille), avec une spécialisation en… En savoir plus sur cet auteur

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