Dissolution de la CEI, Ahoua Don-Mello réagit © Crédit photo DR - Yessouan.ci
La dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), actée le mercredi 6 mai 2026 en Conseil des ministres à Abidjan, a provoqué une réaction immédiate du Dr. Ahoua Don-Mello, figure de l'opposition ivoirienne. Dans un communiqué publié le même jour, il a salué la décision tout en posant une condition ferme sur ce qui doit suivre.
Le responsable politique se dit satisfait de la suppression d'un organe dont il juge le bilan négatif pour la stabilité du pays. Mais il prévient : le futur dispositif électoral devra être d'une intégrité irréprochable. Pour illustrer son propos, il recourt à une formule directe — ne pas remplacer la CEI par une institution tout aussi contestée.
La CEI avait été mise en place par la loi 2001-634 du 9 octobre 2001, en réponse aux conditions chaotiques de la présidentielle de 2000, qui s'était achevée par la séquestration du président de la commission électorale de l'époque. Pendant vingt-cinq ans, l'institution a organisé les élections nationales et les référendums, accumulant les critiques de l'opposition et de la société civile sur sa composition et son impartialité.
Lire aussi : CEI dissoute, Affi N'Guessan réagit et demande une refonte électorale
Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a annoncé la dissolution à l'issue du Conseil présidé par Alassane Ouattara. Il a indiqué que cette décision ouvre la voie à un nouveau mécanisme électoral destiné à garantir durablement des scrutins apaisés et à rassurer l'ensemble des acteurs politiques ivoiriens.
Le responsable politique se dit satisfait de la suppression d'un organe dont il juge le bilan négatif pour la stabilité du pays. Mais il prévient : le futur dispositif électoral devra être d'une intégrité irréprochable. Pour illustrer son propos, il recourt à une formule directe — ne pas remplacer la CEI par une institution tout aussi contestée.
La CEI avait été mise en place par la loi 2001-634 du 9 octobre 2001, en réponse aux conditions chaotiques de la présidentielle de 2000, qui s'était achevée par la séquestration du président de la commission électorale de l'époque. Pendant vingt-cinq ans, l'institution a organisé les élections nationales et les référendums, accumulant les critiques de l'opposition et de la société civile sur sa composition et son impartialité.
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Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a annoncé la dissolution à l'issue du Conseil présidé par Alassane Ouattara. Il a indiqué que cette décision ouvre la voie à un nouveau mécanisme électoral destiné à garantir durablement des scrutins apaisés et à rassurer l'ensemble des acteurs politiques ivoiriens.
Une exigence partagée par plusieurs formations politiques
La mise en garde de Don-Mello intervient dans un contexte où le gouvernement n'a pas encore précisé la forme que prendra le futur organe de gestion des élections. Le porte-parole du gouvernement a simplement indiqué que les discussions se tiendraient au niveau de l'exécutif avant toute annonce. La Cour africaine des droits de l'Homme et des Peuples avait jugé dès 2016, puis confirmé en 2020, que la composition de la CEI était déséquilibrée au profit du camp présidentiel.
Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), avait lui aussi réagi le 6 mai 2026 en réclamant l'ouverture d'un dialogue avec les partis politiques et la société civile pour construire le nouveau cadre électoral. La convergence de ces réactions traduit une attente commune : que la suppression de la CEI débouche sur une réforme réelle et non sur un simple changement d'intitulé.
Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), avait lui aussi réagi le 6 mai 2026 en réclamant l'ouverture d'un dialogue avec les partis politiques et la société civile pour construire le nouveau cadre électoral. La convergence de ces réactions traduit une attente commune : que la suppression de la CEI débouche sur une réforme réelle et non sur un simple changement d'intitulé.