Ebola en RDC : 304 morts, un cas détecté en France, l'OMS en alerte © Crédit photo DR
L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) depuis le 15 mai 2026 a causé 304 décès pour 1 115 personnes contaminées, selon le bilan publié jeudi 26 juin 2026 par l'Institut national de santé publique (INSP) congolais. Il s'agit de la 17e épidémie de ce type dans l'histoire du pays. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré une alerte internationale.
Le foyer principal se concentre en Ituri, province du nord-est congolais frontalière du Soudan du Sud et de l'Ouganda. La ville de Bunia, capitale provinciale, concentre 91,3 % des cas et 82,2 % des décès. La région est marquée par d'intenses mouvements de populations liés à l'activité minière, ainsi que par l'insécurité entretenue par des groupes armés, deux facteurs qui compliquent la riposte sanitaire. Les centres de traitement Ebola sur place affichent un taux d'occupation de plus de 85 %, selon l'INSP. Les organisations humanitaires présentes sur le terrain estiment par ailleurs que les bilans officiels sont sous-estimés.
Lire aussi : Ebola et Hantavirus - Pierre Dimba teste le dispositif de surveillance sanitaire à l'aéroport d'Abidjan
L'épidémie est causée par le virus Bundibugyo, une souche pour laquelle il n'existe actuellement ni vaccin homologué, ni traitement spécifique. Des essais cliniques doivent débuter prochainement, selon l'OMS. Le virus s'est également propagé dans deux autres provinces congolaises et en Ouganda, où vingt cas dont deux décès ont été recensés.
Le foyer principal se concentre en Ituri, province du nord-est congolais frontalière du Soudan du Sud et de l'Ouganda. La ville de Bunia, capitale provinciale, concentre 91,3 % des cas et 82,2 % des décès. La région est marquée par d'intenses mouvements de populations liés à l'activité minière, ainsi que par l'insécurité entretenue par des groupes armés, deux facteurs qui compliquent la riposte sanitaire. Les centres de traitement Ebola sur place affichent un taux d'occupation de plus de 85 %, selon l'INSP. Les organisations humanitaires présentes sur le terrain estiment par ailleurs que les bilans officiels sont sous-estimés.
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Un cas détecté en France, Air France suspend ses vols vers Kinshasa
Le mercredi 25 juin 2026, un cas d'Ebola a été confirmé en France. Il s'agit d'un médecin de nationalité congolaise employé par l'ONG Alima, qui avait travaillé pendant un mois à l'épicentre de la crise en Ituri. Après un séjour de trois jours à Kinshasa, il a embarqué le lundi 23 juin sur un vol Air France à destination de Paris. À son atterrissage à Roissy-Charles-de-Gaulle, il s'est présenté de lui-même au service médical de l'aéroport. Il est pris en charge dans un hôpital parisien. Cinq personnes ayant été en contact avec le médecin pendant le vol, dont un membre du personnel navigant, ont été placées à l'isolement.
Air France a suspendu temporairement ses liaisons Kinshasa-Paris, notamment en raison du refus d'une partie des équipages d'assurer cette rotation. La reprise des vols était attendue le samedi 28 juin. Les autorités sanitaires françaises et l'OMS ont indiqué que le risque de propagation en Europe reste limité. La RDC a de son côté imposé une période d'observation de 21 jours à toute personne quittant les zones affectées.
Pour la Côte d'Ivoire, qui partage des flux migratoires et commerciaux importants avec la RDC et les pays de la sous-région, l'évolution de cette épidémie fait l'objet d'une surveillance accrue par les autorités sanitaires nationales.
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