Un accord technique entre le Fonds monétaire international (FMI) et le gouvernement burkinabè a été conclu à l'issue d'une mission conduite du 4 au 13 mai 2026 à Ouagadougou. William Gbohoui, représentant résident du FMI au Burkina Faso, a confirmé que les deux parties ont trouvé un accord au niveau des services dans le cadre de deux revues simultanées : la cinquième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la première revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).
Sous réserve de l'approbation du Conseil d'administration du FMI, attendue fin juin 2026, cet accord ouvre la voie à un décaissement de 76,62 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit l'équivalent d'environ 104,89 millions de dollars. Les discussions ont principalement porté sur les politiques économiques du gouvernement dans un pays confronté à des défis sécuritaires et humanitaires persistants.
Lire aussi : Burkina Faso - 107% de recouvrement fiscal et création d'un fonds minier
Le financement vise à soutenir les réformes engagées par Ouagadougou, notamment en matière de résilience climatique et de stabilité macroéconomique. Le Burkina Faso, qui traverse depuis plusieurs années une grave crise sécuritaire liée aux groupes armés dans le Sahel, cherche à maintenir un cadre économique viable malgré des dépenses sécuritaires en hausse et une pression budgétaire croissante.
Sous réserve de l'approbation du Conseil d'administration du FMI, attendue fin juin 2026, cet accord ouvre la voie à un décaissement de 76,62 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit l'équivalent d'environ 104,89 millions de dollars. Les discussions ont principalement porté sur les politiques économiques du gouvernement dans un pays confronté à des défis sécuritaires et humanitaires persistants.
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Un soutien conditionné à la gouvernance économique
Le FMI a indiqué que l'accord valide les efforts des autorités burkinabè pour tenir les engagements pris dans le cadre de leur programme. La FEC est un instrument de financement à taux concessionnel destiné aux pays à faibles revenus, tandis que la FRD, plus récente, cible spécifiquement les vulnérabilités liées au changement climatique.
Pour la Côte d'Ivoire et les autres économies de la sous-région, la stabilisation financière du Burkina Faso présente un intérêt direct : le pays enclavé est un corridor commercial et humain important pour l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest, et toute déstabilisation économique majeure aurait des répercussions sur les flux migratoires et commerciaux régionaux.
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