Fernand Ahilé répond à sa radiation du PPA-CI le 14 mai © Crédit photo DR
Fernand Ahilé, dit Léo Côte d'Ivoire, ancien Secrétaire national technique du Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI) en charge de la Communication, a publié mercredi 14 mai 2026 une déclaration après l'annonce de sa radiation par la direction du parti, prononcée à l'issue de la première journée du 1er congrès ordinaire tenu au Palais de la Culture Bernard Binlin Dadié de Treichville, à Abidjan.
Dans ce texte, Ahilé prend acte de la décision sans la contester sur le fond procédural, mais en dénonce la logique politique. Il estime que cette radiation, ainsi que celle du Dr Ahoua Don Mello, ancien vice-président exécutif du parti, ne sanctionne pas des manquements réels, mais vise à faire taire des voix qui refusent d'aligner leur position sur celle de la direction. Selon lui, seize membres du parti ont été concernés par des procédures disciplinaires liées à leur attitude lors des scrutins de 2025.
PPA-CI : Don Mello et 15 autres cadres bannis du congrès ordinaire de mai 2026
Le reproche central de la direction du PPA-CI porte sur la participation d'Ahoua Don Mello à l'élection présidentielle du 25 octobre 2025 et d'autres cadres aux législatives de décembre 2025, en opposition directe à la ligne officielle du parti, qui appelait au boycott des deux scrutins. Le PPA-CI avait adopté cette stratégie de « chaise vide » après le rejet de la candidature de Laurent Gbagbo par le Conseil constitutionnel, en raison de son inéligibilité.
Dans ce texte, Ahilé prend acte de la décision sans la contester sur le fond procédural, mais en dénonce la logique politique. Il estime que cette radiation, ainsi que celle du Dr Ahoua Don Mello, ancien vice-président exécutif du parti, ne sanctionne pas des manquements réels, mais vise à faire taire des voix qui refusent d'aligner leur position sur celle de la direction. Selon lui, seize membres du parti ont été concernés par des procédures disciplinaires liées à leur attitude lors des scrutins de 2025.
PPA-CI : Don Mello et 15 autres cadres bannis du congrès ordinaire de mai 2026
Le reproche central de la direction du PPA-CI porte sur la participation d'Ahoua Don Mello à l'élection présidentielle du 25 octobre 2025 et d'autres cadres aux législatives de décembre 2025, en opposition directe à la ligne officielle du parti, qui appelait au boycott des deux scrutins. Le PPA-CI avait adopté cette stratégie de « chaise vide » après le rejet de la candidature de Laurent Gbagbo par le Conseil constitutionnel, en raison de son inéligibilité.
"La fin de cette illusion marque le commencement d'une action nouvelle"
Face à cette décision, Ahilé affiche une position déterminée. Dans sa déclaration, il écrit que « la fin de cette illusion marque le commencement d'une action nouvelle, libre et résolument tournée vers l'avenir ». Il ajoute que son engagement sur la scène politique ne dépend pas d'une instance disciplinaire mais relève d'un « engagement de vie ».
Il conclut en s'adressant directement aux militants du PPA-CI, les avertissant que les radiations du jour pourraient n'être que les premières d'une série : quiconque rappellera, selon lui, que l'intérêt national doit primer sur les décisions de cercles restreints s'exposera au même sort. Ahilé signe sa déclaration en se présentant comme « membre du Premier collège des radiés du PPA-CI », assumant publiquement son exclusion comme un titre politique.
Ce premier congrès ordinaire du PPA-CI, qui se poursuit jeudi 15 mai 2026 avec la présence de Laurent Gbagbo, élu président du parti à l'issue des travaux, s'ouvre donc sur une fracture visible entre la direction et une frange de cadres qui avaient choisi de participer aux scrutins contestés de 2025.
Il conclut en s'adressant directement aux militants du PPA-CI, les avertissant que les radiations du jour pourraient n'être que les premières d'une série : quiconque rappellera, selon lui, que l'intérêt national doit primer sur les décisions de cercles restreints s'exposera au même sort. Ahilé signe sa déclaration en se présentant comme « membre du Premier collège des radiés du PPA-CI », assumant publiquement son exclusion comme un titre politique.
Ce premier congrès ordinaire du PPA-CI, qui se poursuit jeudi 15 mai 2026 avec la présence de Laurent Gbagbo, élu président du parti à l'issue des travaux, s'ouvre donc sur une fracture visible entre la direction et une frange de cadres qui avaient choisi de participer aux scrutins contestés de 2025.