La Tiktokeuse ivoirienne "La Vitesse Noire" placée sous mandat de dépôt : ce qu'on sait


Jeudi 21 Mai 2026

L'influenceuse ivoirienne N E YD, connue sous le pseudonyme "La Vitesse Noire", a été placée sous mandat de dépôt après une vidéo jugée diffamatoire publiée sur ses réseaux sociaux.



Tiktokeuse "La Vitesse Noire" placée en détention © Crédit photo Police Secours
L'influenceuse ivoirienne connue sous le pseudonyme "La Vitesse Noire" a été placée sous mandat de dépôt à la suite de la diffusion d'une vidéo à caractère diffamatoire sur ses plateformes sociales. Identifiée sous le nom de N E YD, elle a été convoquée par la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) pour s'expliquer sur le contenu de la publication incriminée.

Lors de son audition, les enquêteurs lui ont demandé de produire des éléments de preuve susceptibles d'étayer les accusations formulées dans sa vidéo. Ces éléments n'ont pas été fournis. À l'issue de la procédure, elle a été déférée devant le parquet d'Abidjan, qui a ordonné son placement sous mandat de dépôt dans l'attente de son jugement. La date du procès n'a pas été communiquée.

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La PLCC, unité spécialisée dans les infractions commises via les outils numériques, est régulièrement saisie de plaintes liées à des publications sur les réseaux sociaux. En Côte d'Ivoire, la diffamation en ligne est passible de poursuites pénales au titre de la loi sur la cybercriminalité adoptée en 2013, qui encadre la responsabilité des auteurs de contenus publiés sur internet.

Les créateurs de contenu de plus en plus exposés aux poursuites

Ce dossier s'inscrit dans une série de procédures judiciaires impliquant des influenceurs ivoiriens actifs sur TikTok et d'autres plateformes. Plusieurs cas similaires ont été enregistrés ces deux dernières années à Abidjan, à mesure que le nombre d'utilisateurs ivoiriens de TikTok a progressé. La PLCC a intensifié ses opérations de surveillance des contenus depuis 2023, selon les informations disponibles.

La loi ivoirienne sur la cybercriminalité prévoit des sanctions pouvant aller jusqu'à plusieurs années d'emprisonnement et des amendes pour diffamation, injure publique ou atteinte à l'honneur via un support numérique. Le statut d'influenceur ou de créateur de contenu ne confère aucune immunité particulière face à ces dispositions.


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