Laboratoires médicaux en Côte d'Ivoire : une loi adoptée pour réduire les transferts à l'étranger


Mercredi 10 Juin 2026

En Côte d'Ivoire, le Sénat ivoirien a adopté le 9 juin 2026 le projet de loi organisant la biologie médicale, présenté par le ministre de la Santé Pierre Dimba.



Biologie médicale, le Sénat ivoirien vote un cadre juridique le 9 juin © Crédit photo DR
Le projet de loi portant organisation du secteur de la biologie médicale en Côte d'Ivoire a été adopté à l'unanimité par le Sénat, réuni le mardi 9 juin 2026 à Yamoussoukro. Le texte a été soumis par Pierre N'Gou Dimba, ministre de la Santé, de l'Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, et examiné par la Commission des affaires sociales et culturelles (CASC) de la chambre haute.

Jusqu'à ce vote, la Côte d'Ivoire ne disposait d'aucun cadre juridique spécifique à la biologie médicale. Le ministre Dimba a relevé devant les sénateurs plusieurs failles du système actuel : absence de mécanismes harmonisés de contrôle qualité, chevauchements de compétences entre institutions, et transfert de certains prélèvements à l'étranger allongeant les délais de prise en charge des patients.

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La nouvelle loi fixe les règles d'ouverture et d'autorisation des laboratoires de biologie médicale, les conditions d'exercice de la profession, les modalités de remplacement du directeur de laboratoire, ainsi que les procédures d'inspection et de contrôle qualité. Elle intègre également des normes sur l'élimination des déchets biomédicaux et les exigences d'accréditation selon les standards internationaux.

Conformité avec le Règlement Sanitaire International et les normes OMS

Le texte aligne le système de laboratoires ivoirien sur le Règlement Sanitaire International et les résolutions de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) relatives au renforcement des laboratoires de santé publique. Cette mise en conformité prend une dimension pratique : la biologie médicale intervient dans environ 80 % des diagnostics médicaux et joue un rôle direct dans la détection et la surveillance des épidémies.

L'adoption de cette loi s'inscrit dans la réforme plus large du système de santé ivoirien, qui vise notamment à étendre la Couverture maladie universelle (CMU) et à consolider les capacités diagnostiques nationales pour réduire la dépendance aux analyses réalisées hors du pays.

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille), avec une spécialisation en… En savoir plus sur cet auteur

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