Manioc : alerte sur le virus ougandais en nord-ouest ivoirien © Crédit photo DR
Le ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières a confirmé jeudi 26 mars la présence du virus de la mosaïque du manioc de l'Afrique de l'Est (EACMV-Ug) dans la zone ouest de la Côte d'Ivoire. Cette souche virale, particulièrement agressive, a conduit le ministère à décréter l'interdiction stricte du transport et du prélèvement de boutures en provenance des zones contaminées.
Le manioc constitue une composante stratégique de la sécurité alimentaire ivoirienne. La production annuelle atteint environ 1,8 million de tonnes, selon les données de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation (FAO). Environ 35 % de la consommation calorique rurale dépend du manioc et de ses dérivés (attiéké, gari, bâtons de manioc). Les revenus des 450 000 producteurs estimés atteignent 180 milliards de francs CFA annuellement.
Le virus se propage par le matériel végétal infecté, notamment les boutures, ainsi que par les insectes vecteurs (aleurodes). Il provoque le nanisme des plants, la déformation des feuilles et une réduction drastique des rendements. Les pertes de production peuvent atteindre 90 % en cas d'infestation sévère.
Le manioc constitue une composante stratégique de la sécurité alimentaire ivoirienne. La production annuelle atteint environ 1,8 million de tonnes, selon les données de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation (FAO). Environ 35 % de la consommation calorique rurale dépend du manioc et de ses dérivés (attiéké, gari, bâtons de manioc). Les revenus des 450 000 producteurs estimés atteignent 180 milliards de francs CFA annuellement.
Le virus se propage par le matériel végétal infecté, notamment les boutures, ainsi que par les insectes vecteurs (aleurodes). Il provoque le nanisme des plants, la déformation des feuilles et une réduction drastique des rendements. Les pertes de production peuvent atteindre 90 % en cas d'infestation sévère.
La leçon ougandaise
L'EACMV-Ug a ravagé l'Ouganda et la Tanzanie dans les années 1980 et 1990. Entre 1987 et 1992, la production maniacale est tombée de 3,5 millions de tonnes à 0,5 million de tonnes. Cette effondrement agricole a déclenché une crise alimentaire majeure, causant la mort de milliers de personnes et un exode rural massif. Le coût économique total a dépassé 36,4 milliards de francs CFA.
Lire aussi : 14e Conférence OMC à Yaoundé : la Côte d'Ivoire dit non aux règles qui pénalisent ses agriculteurs
La Direction générale des Productions et de la Sécurité Alimentaire a ordonné à tous les acteurs de la filière d'appliquer des mesures préventives strictes : destruction systématique des plants contaminés, utilisation exclusive de boutures certifiées saines, et vigilance sanitaire accrue. Les Directions décentralisées du ministère, l'Agence nationale d'appui au développement rural (ANADER), les institutions de recherche agricole et l'Organisation interprofessionnelle agricole du manioc ont été chargées de diffuser l'alerte et de veiller au respect des protocoles.
Cette détection précoce du virus dans la zone ouest permet une maîtrise régionale avant propagation aux zones de production du centre et du sud du pays, leçon tirée des crises agricoles non maîtrisées dans d'autres pays de la région.
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Cette détection précoce du virus dans la zone ouest permet une maîtrise régionale avant propagation aux zones de production du centre et du sud du pays, leçon tirée des crises agricoles non maîtrisées dans d'autres pays de la région.