Le procureur de la République près le Pôle pénal économique et financier (PPEF), Jean Claude Aboya, a présenté mercredi 10 juin 2026 le bilan des actions judiciaires conduites depuis l'inscription de la Côte d'Ivoire sur la liste grise du Groupe d'action financière (GAFI) en octobre 2024. Plus de 1 000 dossiers de blanchiment de capitaux ont été ouverts dans le cadre de ce dispositif.
Pour accélérer les poursuites, les autorités ivoiriennes s'appuient sur un outil juridique introduit par une ordonnance de 2023 : le blanchiment de capitaux autonome. Ce mécanisme permet d'engager des poursuites et d'obtenir une condamnation sans avoir à établir préalablement l'infraction d'origine ni attendre un jugement sur celle-ci. Dès lors que les flux financiers ou le patrimoine d'un suspect révèlent une origine manifestement illicite, le PPEF peut agir.
Lire aussi : La Côte d'Ivoire accélère ses réformes pour sortir de la liste du GAFI
Le procureur a identifié l'immobilier comme le secteur le plus exposé au recyclage de fonds illicites. Les enquêtes s'appuient sur des techniques de veille numérique et des investigations proactives pour cibler les secteurs à haut risque. Les dossiers ouverts s'accompagnent de mesures de saisie et de confiscation, dont la gestion est confiée à l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels (AGRAC), chargée d'organiser les ventes aux enchères publiques des biens saisis.
Pour accélérer les poursuites, les autorités ivoiriennes s'appuient sur un outil juridique introduit par une ordonnance de 2023 : le blanchiment de capitaux autonome. Ce mécanisme permet d'engager des poursuites et d'obtenir une condamnation sans avoir à établir préalablement l'infraction d'origine ni attendre un jugement sur celle-ci. Dès lors que les flux financiers ou le patrimoine d'un suspect révèlent une origine manifestement illicite, le PPEF peut agir.
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Le procureur a identifié l'immobilier comme le secteur le plus exposé au recyclage de fonds illicites. Les enquêtes s'appuient sur des techniques de veille numérique et des investigations proactives pour cibler les secteurs à haut risque. Les dossiers ouverts s'accompagnent de mesures de saisie et de confiscation, dont la gestion est confiée à l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels (AGRAC), chargée d'organiser les ventes aux enchères publiques des biens saisis.
Plus de 15 milliards FCFA saisis depuis la création du PPEF
Depuis sa création en 2020, le Pôle pénal économique et financier a traité 1 964 procédures et rendu 819 jugements. Sur le plan patrimonial, les résultats sont les suivants : 15 milliards de francs CFA saisis sur des comptes bancaires depuis 2022, 97 immeubles bâtis et plusieurs milliers de véhicules mis sous main de justice. Ces données ont été communiquées début mai 2026.
L'ensemble de ces résultats est consigné dans un rapport officiel publié sur le site du GAFI. La Côte d'Ivoire cherche à sortir de cette liste grise, qui soumet les pays concernés à une surveillance renforcée et peut alourdir les conditions d'accès aux financements internationaux. Jean Claude Aboya a averti que le parquet financier ne tolérerait aucun comportement susceptible de compromettre les efforts déployés depuis octobre 2024 pour restaurer la réputation financière du pays.
L'ensemble de ces résultats est consigné dans un rapport officiel publié sur le site du GAFI. La Côte d'Ivoire cherche à sortir de cette liste grise, qui soumet les pays concernés à une surveillance renforcée et peut alourdir les conditions d'accès aux financements internationaux. Jean Claude Aboya a averti que le parquet financier ne tolérerait aucun comportement susceptible de compromettre les efforts déployés depuis octobre 2024 pour restaurer la réputation financière du pays.


