La capitale économique ivoirienne change de visage en matière de mobilité urbaine. Après des décennies de domination des "gbakas" et "woro-woro", ces minibus et taxis informels, l'État ivoirien a restructuré en profondeur le secteur des transports depuis 2011.
Le bilan est parlant. À Abidjan, la Sotra a plus que doublé sa flotte d'autobus, passant de 1 022 véhicules en 2011 à 2 050 en 2024. Le nombre de lignes a bondi de 83 à 139 sur la même période. En octobre dernier, deux nouvelles lignes ont été créées pour desservir Songon, commune en pleine expansion démographique.
Les chiffres traduisent cette transformation. En 2024, la Sotra a transporté 295 millions de passagers à Abidjan, contre 103 millions en 2011. L'entreprise publique a également étendu ses activités vers l'intérieur du pays. Bouaké, Korhogo, San Pedro et Yamoussoukro disposent désormais de lignes régulières avec 133 bus, qui ont acheminé près de 147 millions de passagers l'année dernière.
Le bilan est parlant. À Abidjan, la Sotra a plus que doublé sa flotte d'autobus, passant de 1 022 véhicules en 2011 à 2 050 en 2024. Le nombre de lignes a bondi de 83 à 139 sur la même période. En octobre dernier, deux nouvelles lignes ont été créées pour desservir Songon, commune en pleine expansion démographique.
Les chiffres traduisent cette transformation. En 2024, la Sotra a transporté 295 millions de passagers à Abidjan, contre 103 millions en 2011. L'entreprise publique a également étendu ses activités vers l'intérieur du pays. Bouaké, Korhogo, San Pedro et Yamoussoukro disposent désormais de lignes régulières avec 133 bus, qui ont acheminé près de 147 millions de passagers l'année dernière.
Le transport lagunaire gagne du terrain
Le transport par bateaux-bus connaît une croissance notable. La fréquentation est passée de 5,3 millions de passagers en 2011 à plus de 12 millions en 2024. Le gouvernement a ouvert le plan lagunaire aux opérateurs privés et prévoit d'équiper toutes les communes bordant les lagunes de gares maritimes pour désengorger les routes du Grand Abidjan.
Le renouvellement du parc automobile accompagne cette dynamique. Depuis 2011, 610 taxis-compteurs, 40 minibus intercommunaux, 264 minicars de 27 places et 306 autocars de 41 places ont été mis en circulation. Ces investissements ont généré 4 865 emplois directs. Les Voitures de transport avec chauffeur (VTC) complètent désormais l'offre de mobilité urbaine.
Le renouvellement du parc automobile accompagne cette dynamique. Depuis 2011, 610 taxis-compteurs, 40 minibus intercommunaux, 264 minicars de 27 places et 306 autocars de 41 places ont été mis en circulation. Ces investissements ont généré 4 865 emplois directs. Les Voitures de transport avec chauffeur (VTC) complètent désormais l'offre de mobilité urbaine.
Le métro, priorité du gouvernement
Le projet phare reste la construction de la ligne 1 du métro d'Abidjan. Longue de 37 kilomètres, elle reliera Anyama au nord à l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny au sud, en traversant les communes d'Abobo, Adjamé, Plateau, Treichville, Marcory et Port-Bouët.
"Le projet de la ligne 1 du métro d'Abidjan aura un impact significatif sur la population en réduisant le temps de trajet sur l'axe nord-sud d'Anyama à l'aéroport Félix Houphouët-Boigny, passant de 2 heures à environ 30 minutes", précise le ministère des Transports. L'infrastructure pourra transporter jusqu'à 500 000 passagers par jour, soit quelque 150 millions par an.
Le ministère anticipe une réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre et une baisse de 10 à 15% des accidents impliquant les véhicules de transport public. Parallèlement, les travaux de la première ligne de Bus rapide transit sur le corridor Est-Ouest ont démarré.
Ces investissements s'inscrivent dans la volonté gouvernementale de bâtir un système de transport urbain durable, capable d'améliorer la qualité de vie des Abidjanais et de soutenir le développement économique de la Côte d'Ivoire
"Le projet de la ligne 1 du métro d'Abidjan aura un impact significatif sur la population en réduisant le temps de trajet sur l'axe nord-sud d'Anyama à l'aéroport Félix Houphouët-Boigny, passant de 2 heures à environ 30 minutes", précise le ministère des Transports. L'infrastructure pourra transporter jusqu'à 500 000 passagers par jour, soit quelque 150 millions par an.
Le ministère anticipe une réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre et une baisse de 10 à 15% des accidents impliquant les véhicules de transport public. Parallèlement, les travaux de la première ligne de Bus rapide transit sur le corridor Est-Ouest ont démarré.
Ces investissements s'inscrivent dans la volonté gouvernementale de bâtir un système de transport urbain durable, capable d'améliorer la qualité de vie des Abidjanais et de soutenir le développement économique de la Côte d'Ivoire






