Monnaie unique CEDEAO : Alassane Ouattara prend la tête du projet de l'ECO pour 2027


Lundi 27 Juillet 2026

Les chefs d'État de la CEDEAO ont confirmé à Freetown le lancement de l'Eco en 2027 et confié la conduite du dossier au président ivoirien Alassane Ouattara.



Monnaie unique CEDEAO : Alassane Ouattara prend la tête du projet de l'ECO pour 2027 © Crédit photo DR
Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont réaffirmé, dimanche 19 juillet 2026 à Freetown en Sierra Leone, leur objectif de mettre en circulation la monnaie unique Eco d'ici 2027. La Conférence des chefs d’État a désigné le président ivoirien Alassane Ouattara pour piloter la Task Force présidentielle chargée de ce programme.

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Créé en juillet 1987 à travers le Programme de coopération monétaire, le projet de monnaie commune repose sur des critères d'évaluation précis révisés en juillet 2014 à Accra. Les pays membres doivent maintenir un déficit budgétaire inférieur ou égal à 3 % du Produit intérieur brut (PIB), une inflation annuelle sous la barre des 10 % et des réserves de change couvant au moins 3 mois d'importations. Le niveau d'endettement public ne doit pas dépasser 70 % du PIB.

Un calendrier monétaire sous pression géopolitique

Les blocages successifs du calendrier s'expliquent par les difficultés d'harmonisation économique entre les quatorze pays de la zone. Les économies de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA) restent liées à un partenariat financier avec la France, tandis que le Nigeria représente à lui seul près de 65 % du PIB global de la région.

Ahoua Don-Mello, vice-président de l'Alliance internationale des BRICS et expert associé à l'Université de Kazan, estime que le respect strict des critères de convergence dissimule des enjeux d'influence politique. Selon l'analyste ivoirien, la création d'une monnaie indépendante nécessite la fin des accords de garantie avec le Trésor français, le développement d'infrastructures industrielles inter-États et la consultation directe des populations par voie référendaire dans chaque pays.

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille), avec une spécialisation en… En savoir plus sur cet auteur

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