Orpaillage clandestin Séguéla : quatre dragues détruites © Crédit photo DR
La Direction Régionale des Eaux et Forêts (DREF) du Worodougou a mené dimanche 11 mai 2026 une opération contre des orpailleurs clandestins installés sur la rivière Béré, au niveau du village de Babalouma, dans la sous-préfecture de Kongasso, région de Séguéla. Quatre dragues utilisées pour l'extraction illégale d'or ont été découvertes et détruites par les agents dépêchés sur place. Les contrevenants avaient pris la fuite avant l'arrivée de l'unité d'intervention.
L'opération a été déclenchée à la suite d'un signalement anonyme indiquant la présence d'engins prohibés sur le cours d'eau. Le directeur régional a aussitôt envoyé une équipe sur le terrain. Outre la destruction du matériel, aucune interpellation n'a pu être effectuée, les occupants du site ayant abandonné leurs équipements.
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Les dragues sont des engins motorisés capables d'aspirer les sédiments du fond des rivières pour en extraire l'or. Leur utilisation est interdite en Côte d'Ivoire dans le cadre de l'orpaillage artisanal légal, en raison des dommages qu'elles causent aux cours d'eau, aux berges et aux nappes phréatiques. La rivière Béré alimente plusieurs villages de la sous-préfecture de Kongasso.
L'opération a été déclenchée à la suite d'un signalement anonyme indiquant la présence d'engins prohibés sur le cours d'eau. Le directeur régional a aussitôt envoyé une équipe sur le terrain. Outre la destruction du matériel, aucune interpellation n'a pu être effectuée, les occupants du site ayant abandonné leurs équipements.
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Un phénomène qui touche l'ensemble du territoire ivoirien
L'orpaillage clandestin reste répandu dans le centre, le nord et l'ouest de la Côte d'Ivoire. En 2023, les autorités avaient recensé 1 098 sites illégaux dans 302 localités, avec environ 24 000 orpailleurs opérant hors de tout cadre légal. Entre janvier et octobre de la même année, plus de 500 personnes avaient été interpellées et 71 000 abris détruits lors d'opérations de démantèlement. En mars 2026, un projet de cartographie et de réhabilitation des terres dégradées par l'orpaillage avait été lancé à Daoukro, avec l'appui de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
L'utilisation de mercure par les orpailleurs illégaux constitue l'un des risques environnementaux les plus documentés : ce métal lourd contamine les cours d'eau, les sols et la chaîne alimentaire des populations riveraines. La DREF du Worodougou n'a pas précisé si d'autres sites similaires avaient été identifiés dans la zone de Babalouma.
L'utilisation de mercure par les orpailleurs illégaux constitue l'un des risques environnementaux les plus documentés : ce métal lourd contamine les cours d'eau, les sols et la chaîne alimentaire des populations riveraines. La DREF du Worodougou n'a pas précisé si d'autres sites similaires avaient été identifiés dans la zone de Babalouma.