Orpaillage clandestin dans l'Indénié-Djuablin : les complices ciblés


Dimanche 19 Juillet 2026

Le préfet d'Abengourou a annoncé vendredi 17 juillet 2026 une politique de tolérance zéro et des poursuites pénales contre les complices des orpailleurs.



Orpaillage clandestin dans l'Indénié-Djuablin : les complices ciblés © Crédit photo DR
Les autorités administratives de la région de l'Indénié-Djuablin intensifient les actions répressives contre l'extraction illégale de l'or. Réuni à Abengourou avec les populations des sous-préfectures de Zaranou, Ebilassokro et Aniassué, le préfet de région, Kouadio Kouassi Eugène, a communiqué les nouveaux axes de la stratégie sécuritaire. Les sanctions judiciaires visent désormais directement les exploitants clandestins ainsi que les propriétaires terriens ou chefs coutumiers qui facilitent l'accès aux parcelles aurifères. Cette séance d'explication concernait principalement les localités de Bébou et d'Ehuasso, identifiées comme des foyers d'activité clandestine.

Lire aussi : Orpaillage clandestin en Côte d'Ivoire : 80 % des revenus de l'or clandestin captés hors du pays

Cette offensive administrative intervient dans un contexte national de lourdes pertes économiques. L'orpaillage clandestin en Côte d'Ivoire prive l'État de ressources financières importantes, avec un manque à gagner annuel estimé entre 744 milliards et plus de 3 000 milliards de francs CFA selon les méthodes d'évaluation. L'attractivité de cette activité illégale s'explique par les cours élevés du métal précieux, le gramme d'or se négociant entre 76 000 et 80 000 francs CFA sur les marchés parallèles. Des interpellations ont déjà eu lieu à Yakassé-Feyassé et à Zébénou pour stopper ces réseaux organisés.

L'intervention du Pôle pénal économique et financier face au fléau

La lutte contre l'exploitation minière illicite change de dimension avec la saisine du Pôle pénal économique et financier (PPEF). Cette juridiction spécialisée est désormais chargée de traiter l'ensemble des infractions financières, environnementales et sécuritaires liées à ces trafics.

Les autorités locales ont fixé l'échéance du 31 décembre 2026 pour éradiquer totalement les chantiers clandestins dans la région. L'usage récurrent de produits chimiques toxiques comme le mercure menace gravement la qualité des ressources en eau et détruit les terres agricoles de cette zone productrice de cultures de rente.

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille), avec une spécialisation en… En savoir plus sur cet auteur

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