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Orpaillage : la Côte d'Ivoire perd 4 600 milliards de FCFA


Lundi 20 Avril 2026

Le ministre Mamadou Sangafowa Coulibaly a dévoilé, jeudi 16 avril 2026 à Washington, l’impact financier massif de l’orpaillage illégal sur l’économie ivoirienne.



Orpaillage : la Côte d'Ivoire perd 4 600 milliards de FCFA © Crédit photo DR - Yessouan.ci
Orpaillage : la Côte d'Ivoire perd 4 600 milliards de FCFA © Crédit photo DR - Yessouan.ci
En marge des réunions de la Banque mondiale, les autorités ont publié des statistiques précises sur la fuite des ressources minières. En Côte d'Ivoire, 142 tonnes d'or sortent chaque année des circuits officiels. Ce volume représente une perte sèche de 4 600 milliards de francs CFA pour les caisses de l'État, un manque à gagner qui freine le financement des projets de développement.

Lire aussi : Démantèlement d'un site d'orpaillage clandestin dans la forêt classée de Séguéla

À l'échelle du continent, le constat est tout aussi alarmant : environ 435 tonnes d'or échappent annuellement aux structures de contrôle. Pour stopper cette hémorragie, le gouvernement a déjà engagé des opérations de sécurisation sur le terrain. À ce jour, plus de 7 000 sites d’extraction illégaux ont été démantelés par les forces spécialisées sur l'ensemble du territoire national.

Cap sur la première place régionale d'ici 2030

Ces données, remises en avant ce lundi 20 avril 2026, soutiennent la nouvelle politique de transformation du secteur minier. L'objectif est clair : la Côte d'Ivoire veut devenir le premier producteur d'or de la zone d'ici 2030. Pour y parvenir, l'État mise sur la formalisation des petits exploitants et la digitalisation du cadastre minier afin de sécuriser chaque gramme produit.

Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie a insisté sur la nécessité de suivre les flux financiers qui relient les sites de brousse aux centrales d'achat internationales. Cette traçabilité est présentée comme le seul moyen de réintégrer ces milliards de francs CFA dans l'économie réelle. L'enjeu dépasse la simple surveillance : il s'agit de transformer une activité clandestine en une industrie génératrice d'emplois déclarés.

Pour protéger ces revenus, la Côte d'Ivoire demande également un contrôle mondial sur la vente du mercure et du cyanure. Ces produits chimiques, souvent importés illégalement, servent de moteur à l'orpaillage clandestin tout en détruisant les sols et les cours d'eau. La maîtrise de ces intrants est désormais liée à la survie économique et environnementale des régions minières.







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