PPA-CI, Dano Djédjé dénonce les dérives démocratiques à Barcelone © Crédit photo DR - Yessouan.ci
Sébastien Dano Djédjé, président exécutif du Parti des Peuples Africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI), a représenté Laurent Gbagbo au forum mondial "Global Progressive Mobilisation" de Barcelone. Dans son discours, lu au nom de l'ancien chef d'État ivoirien, il a dressé un bilan sévère de l'état de la démocratie sur le continent africain.
Selon Dano Djédjé, le multipartisme acquis dans la plupart des pays africains ne suffit pas à garantir un État de droit réel. Il a pointé l'écart entre les taux de croissance affichés — souvent entre 7 et 8 % — et la réalité quotidienne des populations, marquée par la cherté de la vie. Pour lui, la liberté ne se limite pas au droit de vote : elle passe aussi par l'accès aux services publics, la réduction des inégalités de revenus et la lutte contre toutes les formes de discrimination.
Lire aussi : Le PPA-CI lance la 4e Fête de la Renaissance, prévue en mai à Abidjan
Le dirigeant du PPA-CI a également évoqué le cas de Laurent Gbagbo, présenté comme exemple des dérives qu'il dénonce. Investi par le Conseil constitutionnel en 2010, ce dernier a été renversé par les armes avant d'être transféré à la Cour pénale internationale (CPI). Il en est sorti définitivement acquitté le 31 mars 2021. À son retour en Côte d'Ivoire, il a fondé le PPA-CI. Le parti indique qu'il a été empêché de participer à l'élection présidentielle de 2025 à la suite d'une décision judiciaire que Dano Djédjé qualifie d'"instrumentalisée".
Selon Dano Djédjé, le multipartisme acquis dans la plupart des pays africains ne suffit pas à garantir un État de droit réel. Il a pointé l'écart entre les taux de croissance affichés — souvent entre 7 et 8 % — et la réalité quotidienne des populations, marquée par la cherté de la vie. Pour lui, la liberté ne se limite pas au droit de vote : elle passe aussi par l'accès aux services publics, la réduction des inégalités de revenus et la lutte contre toutes les formes de discrimination.
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Le dirigeant du PPA-CI a également évoqué le cas de Laurent Gbagbo, présenté comme exemple des dérives qu'il dénonce. Investi par le Conseil constitutionnel en 2010, ce dernier a été renversé par les armes avant d'être transféré à la Cour pénale internationale (CPI). Il en est sorti définitivement acquitté le 31 mars 2021. À son retour en Côte d'Ivoire, il a fondé le PPA-CI. Le parti indique qu'il a été empêché de participer à l'élection présidentielle de 2025 à la suite d'une décision judiciaire que Dano Djédjé qualifie d'"instrumentalisée".
Un appel à la gauche africaine
Dano Djédjé a appelé les partis progressistes africains et leurs alliés internationaux à porter un modèle alternatif fondé sur la souveraineté, la redistribution et la protection sociale. Il a plaidé pour que les revendications sociales se traduisent en politiques publiques concrètes, via des programmes économiques inclusifs et des investissements sociaux.
Le PPA-CI, qui se réclame du socialisme démocratique et du panafricanisme, cherche à peser dans le débat politique ivoirien à l'approche des prochaines échéances électorales.
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