Menu

PPA-CI : Gbagbo veut déléguer ses pouvoirs, sans nommer de successeur


Samedi 16 Mai 2026

Devant des milliers de militants à Songon le 16 mai 2026, Laurent Gbagbo a annoncé qu'il délèguera ses pouvoirs de président du PPA-CI, sans désigner de successeur.



Gbagbo délégation de pouvoirs au PPA-CI sans successeur © Crédit photo DR
Gbagbo délégation de pouvoirs au PPA-CI sans successeur © Crédit photo DR
Laurent Gbagbo, réélu à la tête du Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI) lors du premier congrès des mercredi 14 et jeudi 15 mai 2026, a annoncé samedi 16 mai 2026 son intention de déléguer ses pouvoirs de président du parti. L'ancien chef de l'État ivoirien s'exprimait devant des milliers de militants réunis à Songon, à l'ouest d'Abidjan, à l'occasion de la 4e édition de la Fête de la renaissance.

L'annonce a été assortie d'une mise au point ferme : il ne s'agit pas d'une succession. « Après ces congrès, je vais déléguer les pouvoirs de président. Je n'ai pas dit que je vais le nommer comme mon successeur », a-t-il déclaré. Pour illustrer sa pensée, l'ancien président a eu recours à une image concrète : « Comme je ne peux pas courir pour aller au marché, c'est lui qui va courir pour aller au marché. » La délégation interviendra après la tenue de congrès électifs dédiés aux ligues des jeunes et des femmes, dont les dates seront annoncées dès le lundi 18 mai 2026.

Lire aussi : Fernand Ahilé suite à sa radiation du PPA-CI : "Le slogan « Asseyons-nous et discutons » est officiellement mort"

Sur la scène continentale, Gbagbo a condamné les attaques armées au Mali ayant coûté la vie au ministre d'État chargé de la Défense, Sadio Camara. Il a dressé un tableau des crises sécuritaires en Afrique de l'Ouest, citant la rébellion islamiste et celle de l'Azawad au nord du Mali, région riche en pétrole et en gaz. Il a appelé l'Union africaine (UA) à mettre en place une force d'intervention concertée, estimant que le développement du continent reste tributaire de sa stabilité politique.

Cacao, Palestine : Gbagbo prend position sur deux dossiers sensibles

Sur la filière cacao en Côte d'Ivoire, l'ancien président a vivement critiqué le système actuel de fixation des prix, s'exclamant : « Quelle pitié ! ». Il préconise que les producteurs fixent eux-mêmes leurs prix de vente, en synergie avec les autres pays producteurs de la région, plutôt que de subir les cours imposés par les marchés internationaux.

Sur le conflit israélo-palestinien, Gbagbo a réaffirmé que la création d'un État palestinien souverain est la condition sine qua non d'une paix durable, déclarant que « tant que les Palestiniens n'ont pas un État, la guerre entre Israël et ses voisins ne va pas finir ». Cette prise de parole globale, mêlant réorganisation interne du PPA-CI et prises de position géopolitiques, confirme que l'ancien président ivoirien entend peser sur le débat public, national comme continental.

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille), avec une spécialisation en... En savoir plus sur cet auteur






Examens fin d'année | Concours administratifs | Lois et règlements | Vidéos | Actualité | Eco-Finance | Sports | Conseil des ministres | Politique | Société | Médias | Who's Who | Communiqués


Inscription à la newsletter




Petites annonces

Flux RSS