Paludisme en Côte d'Ivoire, les décès ont baissé de 33% en trois ans


Samedi 25 Avril 2026

L'incidence du paludisme est passée de 270 à 231 cas pour 1 000 habitants entre 2024 et 2025 en Côte d'Ivoire, selon le Programme national de lutte.



Paludisme en Côte d'Ivoire, recul des décès © Crédit photo DR - Yessouan.ci
Le paludisme représente encore près de 30% des consultations médicales en Côte d'Ivoire, mais les indicateurs épidémiologiques s'améliorent. Le nombre de décès liés à la maladie est passé de 1 534 en 2022 à 1 027 en 2025, selon les données du Programme national de lutte contre le Paludisme (PNLP). Sur la même période, le taux d'incidence national a reculé de 270 cas pour 1 000 habitants en 2024 à 231 cas à fin 2025. À Abidjan, zone de faible transmission, ce taux tombe à 100 cas pour 1 000 habitants.

Ces résultats s'appuient notamment sur la progression de l'usage des moustiquaires imprégnées d'insecticide (MII). En 2025, 81,3% de la population ivoirienne y a recours, contre 68% en 2021 et 33% en 2012. Cette hausse de près de 50 points en treize ans traduit une évolution des comportements de prévention, portée par des campagnes de distribution massives et une meilleure accessibilité aux soins.

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La mortalité maternelle et infantile reste le principal enjeu : les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes concentrent la majorité des cas graves. Le PNLP oriente une partie de ses efforts vers le suivi prénatal et la vaccination des nourrissons.

Cinq pratiques recommandées par le PNLP

Le programme national rappelle cinq gestes de prévention accessibles à l'ensemble de la population : dormir sous une moustiquaire imprégnée, éliminer les eaux stagnantes autour des habitations, consulter un médecin dès les premiers signes de fièvre, assurer le suivi prénatal des femmes enceintes et faire vacciner les enfants de moins de deux ans contre le paludisme.

Le vaccin antipaludique RTS,S, introduit progressivement en Afrique subsaharienne depuis 2021, est recommandé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour les enfants à partir de cinq mois dans les zones à transmission modérée à élevée. La Côte d'Ivoire figure parmi les pays ayant engagé son déploiement dans le cadre du programme élargi de vaccination.

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille), avec une spécialisation en… En savoir plus sur cet auteur

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