CAP-CI Affi N'Guessan conteste la réforme de l'organe électoral © Crédit photo DR
Le président du Front Populaire Ivoirien (FPI) et de la Coalition pour une Alternance Pacifique en Côte d'Ivoire (CAP-CI), Pascal Affi N'Guessan, a tenu une conférence de presse jeudi 25 juin 2026 au siège du FPI pour répondre à la séance d'information organisée par le gouvernement le lundi 22 juin 2026 à la Primature. Cette réunion, convoquée par le Premier ministre Robert Mambé, visait à présenter les grandes lignes d'un nouvel organe électoral destiné à remplacer la Commission Électorale Indépendante (CEI), dissoute.
Affi N'Guessan a contesté la forme de cette consultation, qu'il a qualifiée de séance en « simplex » : les partis invités ont reçu un message sans pouvoir répondre ni débattre. Il a également soulevé des interrogations sur les critères ayant présidé au choix des participants, certaines formations politiques régulièrement engagées dans les scrutins ayant été écartées tandis que d'autres organisations à participation électorale marginale étaient présentes.
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Sur le fond, le président de la CAP-CI a relevé des contradictions dans le discours du Premier ministre, qui reconnaît les crises post-électorales meurtrières des années 2000, 2010 et 2020 — dont celle de 2010-2011 ayant causé plus de 3 000 morts selon ses propres chiffres — tout en affirmant que ces scrutins ont « confirmé la maturité démocratique » des Ivoiriens et le « bon fonctionnement de la CEI ». La CAP-CI juge ces deux affirmations incompatibles.
Affi N'Guessan a contesté la forme de cette consultation, qu'il a qualifiée de séance en « simplex » : les partis invités ont reçu un message sans pouvoir répondre ni débattre. Il a également soulevé des interrogations sur les critères ayant présidé au choix des participants, certaines formations politiques régulièrement engagées dans les scrutins ayant été écartées tandis que d'autres organisations à participation électorale marginale étaient présentes.
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Sur le fond, le président de la CAP-CI a relevé des contradictions dans le discours du Premier ministre, qui reconnaît les crises post-électorales meurtrières des années 2000, 2010 et 2020 — dont celle de 2010-2011 ayant causé plus de 3 000 morts selon ses propres chiffres — tout en affirmant que ces scrutins ont « confirmé la maturité démocratique » des Ivoiriens et le « bon fonctionnement de la CEI ». La CAP-CI juge ces deux affirmations incompatibles.
Trois piliers proposés, mais des interrogations sur la confiance
Sur l'architecture du futur organe électoral à trois piliers — organisation matérielle, recensement des votes, supervision et contrôle — Affi N'Guessan a questionné les garanties de neutralité applicables aux premier et troisième piliers, qui reposent sur des critères d'expertise et d'efficacité opérationnelle, jugés insuffisants pour établir la confiance des acteurs politiques.
La CAP-CI appelle à l'ouverture d'un dialogue politique « véritablement inclusif » associant l'ensemble des forces politiques significatives et la société civile pour construire un consensus autour du nouvel organe. Affi N'Guessan a indiqué partager les objectifs exprimés par le Premier ministre — des élections apaisées, des résultats acceptés de tous — mais estime que ceux-ci ne pourront être atteints sans une démarche concertée et transparente, distincte de ce qu'il décrit comme un risque de « passage en force ».
La CAP-CI appelle à l'ouverture d'un dialogue politique « véritablement inclusif » associant l'ensemble des forces politiques significatives et la société civile pour construire un consensus autour du nouvel organe. Affi N'Guessan a indiqué partager les objectifs exprimés par le Premier ministre — des élections apaisées, des résultats acceptés de tous — mais estime que ceux-ci ne pourront être atteints sans une démarche concertée et transparente, distincte de ce qu'il décrit comme un risque de « passage en force ».