Tabaski 2026 Côte d'Ivoire, 350 000 têtes de bétail nécessaires © Crédit photo DR
Les besoins de la Côte d'Ivoire en bétail pour la célébration de la Tabaski 2026 sont évalués à 350 000 têtes, dont 120 000 spécifiquement pour le District autonome d'Abidjan. Assoumany Gouromenan, directeur de cabinet du ministre des Ressources animales et halieutiques, a communiqué ces chiffres le lundi 11 mai 2026 lors d'une rencontre au Plateau. Cette réunion a rassemblé le Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques (Cosim) et les organisations et structures sunnites en Côte d'Ivoire (Codiss).
La production locale ivoirienne ne permet de couvrir que 25 % de cette demande nationale, soit 87 500 têtes de bétail. Les 75 % restants, équivalant à 262 500 bêtes, proviennent traditionnellement des importations depuis les pays frontaliers d'Afrique de l'Ouest. Toutefois, l'approvisionnement extérieur est fortement perturbé cette année par plusieurs facteurs conjoncturels et sécuritaires.
Lire aussi : Tabaski 2026, le District d’Abidjan durcit le transport et la vente de bétail
Les principaux pays fournisseurs font face à des crises internes impactant leurs exportations. Le gouvernement du Niger a fermé ses frontières à l'exportation de bétail. Parallèlement, l'insécurité au Mali et au Burkina Faso force les transporteurs à dévier leurs itinéraires. Les camions traversent désormais le Nigeria, le Bénin, le Togo et le Ghana pour entrer sur le territoire ivoirien par le poste-frontière de Noé. Ce détour allonge la durée du trajet, passant de trois jours en moyenne à une semaine, ce qui augmente significativement les coûts logistiques.
La production locale ivoirienne ne permet de couvrir que 25 % de cette demande nationale, soit 87 500 têtes de bétail. Les 75 % restants, équivalant à 262 500 bêtes, proviennent traditionnellement des importations depuis les pays frontaliers d'Afrique de l'Ouest. Toutefois, l'approvisionnement extérieur est fortement perturbé cette année par plusieurs facteurs conjoncturels et sécuritaires.
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Le bétail local validé par les autorités religieuses
Face à ce déficit d'importation, le gouvernement ivoirien incite la communauté musulmane à se tourner vers les éleveurs nationaux. Diarra Siaka, secrétaire exécutif du Codiss, a confirmé que les ovins locaux, bien que de taille souvent inférieure aux bêtes sahéliennes, remplissent les critères du sacrifice islamique. Les prescriptions religieuses exigent uniquement que l'animal soit en bonne santé et âgé d'au moins six mois.
Les autorités religieuses rappellent l'existence d'alternatives pour pallier le manque de moutons. Les fidèles ont la possibilité de s'associer, jusqu'à sept personnes, pour immoler un bovin. Les guides du Cosim et du Codiss se sont engagés à mener des campagnes d'information dans les mosquées pour préparer les populations à ces ajustements du marché et favoriser l'acceptation des bêtes produites en Côte d'Ivoire.
Les autorités religieuses rappellent l'existence d'alternatives pour pallier le manque de moutons. Les fidèles ont la possibilité de s'associer, jusqu'à sept personnes, pour immoler un bovin. Les guides du Cosim et du Codiss se sont engagés à mener des campagnes d'information dans les mosquées pour préparer les populations à ces ajustements du marché et favoriser l'acceptation des bêtes produites en Côte d'Ivoire.