Stratégie Togo-Sahel 2026-2028 lancée à Lomé le 18 avril © Crédit photo Ministère des Affaires Etrangères du Burkina - Yessouan.ci
Le ministre des Affaires étrangères du Togo, le Pr Robert Dussey, a présidé samedi 18 avril 2026 à Lomé le lancement officiel de la Stratégie Togo-Sahel 2026-2028. Le document est structuré autour de cinq piliers : dialogue politique avec la Confédération AES (Alliance des États du Sahel), bon voisinage et coexistence pacifique, coopération économique sous-régionale, lutte contre le terrorisme et coopération internationale.
Dussey a décrit ce texte non comme une déclaration d'intention, mais comme un cadre de coopération formalisé entre Lomé et les pays sahéliens, calibré sur les réalités sécuritaires et géopolitiques actuelles. Le Togo, membre de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et non membre de l'AES, entend se positionner entre les deux blocs pour faciliter la stabilité régionale.
La cérémonie a réuni les délégations du Mali, du Niger et du Burkina Faso, ainsi que des représentants d'organisations sous-régionales et internationales, de la société civile africaine et d'une quinzaine d'envoyés spéciaux dédiés au Sahel.
Lire aussi : Kémi Séba arrêté en Afrique du Sud : le Niger confirme son passeport diplomatique
Le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, dont le pays assure la présidence en exercice de l'AES, a distingué l'initiative togolaise des autres dispositifs existants : selon lui, les stratégies pour le Sahel sont nombreuses mais élaborées sans les populations concernées, alors que l'approche togolaise place les Sahéliens au centre de la réflexion. Ses homologues malien et nigérien ont partagé cette appréciation.
Dussey a décrit ce texte non comme une déclaration d'intention, mais comme un cadre de coopération formalisé entre Lomé et les pays sahéliens, calibré sur les réalités sécuritaires et géopolitiques actuelles. Le Togo, membre de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et non membre de l'AES, entend se positionner entre les deux blocs pour faciliter la stabilité régionale.
La cérémonie a réuni les délégations du Mali, du Niger et du Burkina Faso, ainsi que des représentants d'organisations sous-régionales et internationales, de la société civile africaine et d'une quinzaine d'envoyés spéciaux dédiés au Sahel.
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Le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, dont le pays assure la présidence en exercice de l'AES, a distingué l'initiative togolaise des autres dispositifs existants : selon lui, les stratégies pour le Sahel sont nombreuses mais élaborées sans les populations concernées, alors que l'approche togolaise place les Sahéliens au centre de la réflexion. Ses homologues malien et nigérien ont partagé cette appréciation.
Bassolma Bazié dresse le bilan du Burkina Faso
La délégation burkinabè comprenait également Bassolma Bazié, président de la Commission nationale de la Confédération AES. Il a présenté les avancées socio-économiques enregistrées par Ouagadougou malgré la pression sécuritaire persistante, tout en dénonçant les ingérences extérieures en matière de gouvernance.
Pour la Côte d'Ivoire, voisine directe du Burkina Faso et du Mali, la formalisation d'un tel cadre de dialogue entre le Togo, l'AES et la CEDEAO conditionne la sécurisation des axes commerciaux du Nord ivoirien et la fluidité des échanges transfrontaliers. Abidjan avait déjà bénéficié de la médiation togolaise lors de la libération de ses soldats détenus à Bamako en janvier 2023.
Pour la Côte d'Ivoire, voisine directe du Burkina Faso et du Mali, la formalisation d'un tel cadre de dialogue entre le Togo, l'AES et la CEDEAO conditionne la sécurisation des axes commerciaux du Nord ivoirien et la fluidité des échanges transfrontaliers. Abidjan avait déjà bénéficié de la médiation togolaise lors de la libération de ses soldats détenus à Bamako en janvier 2023.