WPC 2026, Nialé Kaba porte la voix d'Abidjan à Chantilly pour Ouattara


Samedi 25 Avril 2026

La ministre d'État Nialé Kaba a représenté le président Ouattara à la 18e World Policy Conference du 24 au 26 avril 2026 à Chantilly, en France.



Nialé Kaba représente la Côte d'Ivoire à la WPC 2026 © Crédit photo Gouvernement ivoirien - Yessouan.ci
La ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nialé Kaba, a représenté le président de la République Alassane Ouattara à la 18e édition de la World Policy Conference (WPC), tenue du jeudi 24 au samedi 26 avril 2026 au château de Chantilly, en France. Cette conférence internationale annuelle, fondée par Thierry de Montbrial, réunit des chefs d'État, des responsables gouvernementaux et des experts autour des grandes questions de gouvernance mondiale.

L'édition 2026 est organisée sur le thème « Entre fragmentation et interdépendance : repenser la gouvernance mondiale ». Nialé Kaba y a pris la parole lors de la cérémonie d'ouverture aux côtés de Gérard Larcher, président du Sénat français, et du Patriarche Bartholomée Ier, chef de l'Église orthodoxe œcuménique.

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Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie ivoirienne a transmis le message du président Ouattara, centré sur la nécessité de réformer les institutions multilatérales. Elle a plaidé pour une représentation permanente de l'Afrique au Conseil de sécurité des Nations Unies et pour une réforme de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui tienne compte des réalités économiques du continent. Elle a également appelé à une architecture financière internationale plus équitable, permettant aux pays en développement d'accéder à des ressources adaptées à leurs besoins de transformation structurelle et à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).

Financement climatique et régulation du numérique

Nialé Kaba a aussi abordé deux dossiers sur lesquels Abidjan attend des avancées concrètes au niveau mondial. Le premier concerne le financement de la transition climatique : la Côte d'Ivoire, comme nombre de pays africains, demande que les engagements pris par les pays industrialisés se traduisent par des mécanismes accessibles et non des prêts supplémentaires. Le second porte sur la régulation internationale du numérique, face aux risques croissants liés à la désinformation, aux cyberattaques et aux usages militaires par des acteurs non étatiques.

La participation ivoirienne à la WPC 2026 s'inscrit dans une stratégie de présence active dans les forums multilatéraux. La Côte d'Ivoire, première économie de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), cherche à peser davantage dans la définition des règles du commerce international et des mécanismes de financement du développement, deux leviers dont dépend directement la réalisation de son Plan national de développement (PND).

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille), avec une spécialisation en… En savoir plus sur cet auteur

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