Le Conseil des ministres en Côte d'Ivoire a servi de cadre, ce mercredi 4 février 2026, à une mise au point ferme face aux autorités nigériennes. Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a vigoureusement rejeté les propos d'Abdourahamane Tiani impliquant le président Alassane Ouattara dans l’attaque terroriste contre l’aéroport de Niamey survenue fin janvier.
Cette levée de boucliers intervient après que le chef de la junte nigérienne a pointé du doigt la responsabilité d'Abidjan dans les violences du 28 janvier. En réponse, la diplomatie ivoirienne a convoqué l’ambassadeur du Niger pour lui signifier une « vive protestation » officielle, marquant un net refroidissement des relations entre les deux capitales ouest-africaines.
Cette levée de boucliers intervient après que le chef de la junte nigérienne a pointé du doigt la responsabilité d'Abidjan dans les violences du 28 janvier. En réponse, la diplomatie ivoirienne a convoqué l’ambassadeur du Niger pour lui signifier une « vive protestation » officielle, marquant un net refroidissement des relations entre les deux capitales ouest-africaines.
Preuves attendues et démenti formel
La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Kaba Nialé, a formellement transmis un courrier de protestation aux autorités de Niamey. Le gouvernement ivoirien exige désormais des clarifications immédiates. « À ce jour, nous sommes en attente de la réponse à ce courrier ainsi que des preuves de ces accusations », a insisté Amadou Coulibaly devant la presse.
Le porte-parole a qualifié de « grotesque » la thèse d’une main ivoirienne derrière cet assaut, rappelant que l’attentat contre l'aéroport Diori Hamani a déjà été revendiqué par le groupe État islamique (EI). Pour Abidjan, ces allégations ne reposent sur aucun fondement tangible et visent uniquement à détourner l'attention de la situation sécuritaire régionale.
Le porte-parole a qualifié de « grotesque » la thèse d’une main ivoirienne derrière cet assaut, rappelant que l’attentat contre l'aéroport Diori Hamani a déjà été revendiqué par le groupe État islamique (EI). Pour Abidjan, ces allégations ne reposent sur aucun fondement tangible et visent uniquement à détourner l'attention de la situation sécuritaire régionale.
Protection de l'image présidentielle
Le ton s'est durci lorsque le gouvernement a évoqué les attaques personnelles visant Alassane Ouattara. Amadou Coulibaly a prévenu que la Côte d'Ivoire ne resterait plus silencieuse face aux insultes. « On n'acceptera pas que le chef de l'État soit vilipendé de façon mensongère, nous ne l’accepterons pas », a martelé le ministre de la Communication avec insistance.
Enfin, concernant les rumeurs d'une implication russe dans cette rhétorique hostile, le gouvernement a tenu à lever toute ambiguïté diplomatique. Abidjan souligne que Moscou, malgré ses critiques habituelles sur les ingérences étrangères, n’a jamais nommé la Côte d’Ivoire ni le président Ouattara dans cette affaire précise, isolant ainsi la responsabilité des déclarations nigériennes.
Enfin, concernant les rumeurs d'une implication russe dans cette rhétorique hostile, le gouvernement a tenu à lever toute ambiguïté diplomatique. Abidjan souligne que Moscou, malgré ses critiques habituelles sur les ingérences étrangères, n’a jamais nommé la Côte d’Ivoire ni le président Ouattara dans cette affaire précise, isolant ainsi la responsabilité des déclarations nigériennes.






