AES-CEDEAO : dialogue relancé à Lomé le 17 avril 2026 © Crédit photo Ministère des Affaires Etrangères du Burkina - Yessouan.ci
Les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont tenu, le 17 avril 2026 à Lomé, une réunion avec le président de la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Omar Alieu Touray, et le négociateur en chef nouvellement désigné, Lansana Kouyaté. La rencontre s'est tenue en marge de la réunion de haut niveau consacrée à la nouvelle Stratégie Togo-Sahel, organisée par le ministre togolais des Affaires étrangères, le Pr Robert Dussey.
À l'origine prévue comme une prise de contact informelle, la séance a rapidement évolué. Les chefs de la diplomatie de la Confédération AES — Abdoulaye Diop pour le Mali, Bakary Yaou Sangaré pour le Niger et Karamoko Jean Marie Traoré pour le Burkina Faso — ont auditionné Kouyaté afin de vérifier la convergence de vues sur les objectifs et le périmètre de sa mission.
Lire aussi : Conseil des ministres du Mali 15 avril 2026 : voici les nominations et les grandes décisions
L'ancien Premier ministre guinéen, également ex-secrétaire exécutif de la CEDEAO, a été officiellement nommé négociateur en chef le 29 mars 2026. Sa mission, d'une durée initiale de trois mois, vise à ouvrir un canal de dialogue crédible après plusieurs tentatives infructueuses : les médiations du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye en juillet 2024 et du chef de l'État ghanéen John Dramani Mahama en mars 2025 n'avaient débouché sur aucun résultat concret.
À l'origine prévue comme une prise de contact informelle, la séance a rapidement évolué. Les chefs de la diplomatie de la Confédération AES — Abdoulaye Diop pour le Mali, Bakary Yaou Sangaré pour le Niger et Karamoko Jean Marie Traoré pour le Burkina Faso — ont auditionné Kouyaté afin de vérifier la convergence de vues sur les objectifs et le périmètre de sa mission.
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L'ancien Premier ministre guinéen, également ex-secrétaire exécutif de la CEDEAO, a été officiellement nommé négociateur en chef le 29 mars 2026. Sa mission, d'une durée initiale de trois mois, vise à ouvrir un canal de dialogue crédible après plusieurs tentatives infructueuses : les médiations du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye en juillet 2024 et du chef de l'État ghanéen John Dramani Mahama en mars 2025 n'avaient débouché sur aucun résultat concret.
Vers un cadre juridique commun
À l'issue de la réunion du 17 avril, les parties ont affiché un objectif partagé : formaliser la coopération dans les meilleurs délais au sein d'un cadre juridique liant les deux entités. Le ministre Traoré, dont le Burkina Faso assure la présidence en exercice de la Confédération AES, a précisé que l'alliance demeurait dans un esprit d'ouverture, tel qu'exprimé lors de la réunion de Bamako. L'enjeu déclaré est de préserver les acquis de l'intégration régionale et le bien-être des populations d'Afrique de l'Ouest.
Le Togo, resté membre de la CEDEAO tout en entretenant des liens étroits avec l'AES, a réaffirmé son rôle de « pont » entre les deux blocs. Dussey a indiqué que Lomé entendait mettre son expérience en médiation au service du rapprochement, une posture déjà illustrée par la résolution de la crise diplomatique entre la Côte d'Ivoire et le Mali en janvier 2023, qui avait abouti à la libération des soldats ivoiriens détenus à Bamako. Pour Abidjan, le rétablissement d'un cadre de coopération AES-CEDEAO conditionne directement la fluidité des échanges commerciaux et la sécurisation des corridors transfrontaliers avec le Nord ivoirien.
Le Togo, resté membre de la CEDEAO tout en entretenant des liens étroits avec l'AES, a réaffirmé son rôle de « pont » entre les deux blocs. Dussey a indiqué que Lomé entendait mettre son expérience en médiation au service du rapprochement, une posture déjà illustrée par la résolution de la crise diplomatique entre la Côte d'Ivoire et le Mali en janvier 2023, qui avait abouti à la libération des soldats ivoiriens détenus à Bamako. Pour Abidjan, le rétablissement d'un cadre de coopération AES-CEDEAO conditionne directement la fluidité des échanges commerciaux et la sécurisation des corridors transfrontaliers avec le Nord ivoirien.

