Une affaire qui avait entraîné la chute de la FESCI
Dans la nuit du 29 au 30 septembre 2024, Agui Mars Aubin Deagoué, connu sous le surnom de « Général sorcier », a été retrouvé mort au CHU de Cocody. L’étudiant, âgé de 49 ans, présentait des traces de violences physiques.
L’enquête ouverte par les autorités a rapidement conduit à l’interpellation de plusieurs responsables de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI). Sié Kambou, alors secrétaire général de l’organisation, figurait parmi les personnes arrêtées.
Le 7 octobre 2024, le parquet d’Abidjan annonçait l’ouverture d’une information judiciaire. Plusieurs mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt pour des faits comprenant notamment l’association de malfaiteurs, l’assassinat et, selon les cas, la complicité d’assassinat et les coups mortels.
Cette affaire a également provoqué une décision majeure sur les campus. Le gouvernement ivoirien a suspendu les activités des associations syndicales estudiantines sur l’ensemble du territoire national.
Près de 22 mois plus tard, le silence interroge
Depuis le début de cette procédure, l’enjeu central reste l’établissement des responsabilités individuelles. Les premières communications du parquet avaient promis que les auteurs et complices seraient identifiés et traduits devant la justice.
À ce jour, les sources publiques consultées par le confrère KOACI ne permettent toutefois pas d’établir avec certitude une évolution judiciaire récente du dossier, notamment la tenue d’un procès ou le prononcé d’une décision définitive contre les personnes détenues.
Cette absence d’informations publiques récentes alimente donc les interrogations. Après près de 22 mois de détention pour les personnes concernées, une communication officielle sur l’état de l’instruction permettrait de préciser les prochaines étapes de la procédure.