Pascal Affi N'Guessan, président du Front Populaire Ivoirien (FPI), a organisé jeudi 7 mai 2026 une conférence de presse à Abidjan sous le thème « 1990-2026 : 36 ans de lutte pour les libertés ». Devant les journalistes, il a dressé un tableau critique de la situation démocratique en Côte d'Ivoire depuis l'accession d'Alassane Ouattara à la présidence, il y a quinze ans.
Le dirigeant du FPI a rappelé que le retour au multipartisme en 1990 avait mis fin à trois décennies de parti unique et consacré les libertés fondamentales : expression, association, réunion, presse et grève. Trente-six ans plus tard, il estime que ces acquis sont remis en cause. Il cite les poursuites judiciaires visant des journalistes, des blogueurs et des cyberactivistes, ainsi que les conditions d'interpellation du président de l'Alliance pour la Démocratie en Côte d'Ivoire (ADCI), Assalé Tiémoko, qu'il qualifie de torture psychologique.
Lire aussi : CEI dissoute, Affi N'Guessan réagit et demande une refonte électorale
Sur la liberté de manifestation, Affi N'Guessan avance des chiffres : 100 morts lors de la crise électorale de 2020 et, selon lui, une dizaine de morts et près de 2 000 arrestations lors de celle de 2025. Il met également en cause la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), accusant le service public de consacrer 80 % du temps de ses journaux télévisés aux activités du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), le parti au pouvoir.
Le dirigeant du FPI a rappelé que le retour au multipartisme en 1990 avait mis fin à trois décennies de parti unique et consacré les libertés fondamentales : expression, association, réunion, presse et grève. Trente-six ans plus tard, il estime que ces acquis sont remis en cause. Il cite les poursuites judiciaires visant des journalistes, des blogueurs et des cyberactivistes, ainsi que les conditions d'interpellation du président de l'Alliance pour la Démocratie en Côte d'Ivoire (ADCI), Assalé Tiémoko, qu'il qualifie de torture psychologique.
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Sur la liberté de manifestation, Affi N'Guessan avance des chiffres : 100 morts lors de la crise électorale de 2020 et, selon lui, une dizaine de morts et près de 2 000 arrestations lors de celle de 2025. Il met également en cause la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), accusant le service public de consacrer 80 % du temps de ses journaux télévisés aux activités du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), le parti au pouvoir.
Une liste de dossiers non réglés adressée au gouvernement
Au-delà du bilan, le président du FPI a listé plusieurs points qu'il juge sans réponse six mois après la réélection d'Alassane Ouattara : l'absence de désignation d'un Vice-président, le maintien de dirigeants politiques en exil ou privés de droits civiques — dont le président du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire-Rassemblement Démocratique Africain (PDCI-RDA), Cheick Tidjane Thiam —, la menace jihadiste aux frontières nord du pays, et ce qu'il décrit comme une faillite du système de gestion de la filière café-cacao.
Affi N'Guessan a également dénoncé ce qu'il appelle un projet dynastique, évoquant le positionnement de Téné Birahima Ouattara, Vice-Premier Ministre et frère du Chef de l'État, comme successeur potentiel. Le FPI prévoit d'organiser cette année sa traditionnelle Fête de la Liberté de manière décentralisée dans l'ensemble des régions du pays.
Affi N'Guessan a également dénoncé ce qu'il appelle un projet dynastique, évoquant le positionnement de Téné Birahima Ouattara, Vice-Premier Ministre et frère du Chef de l'État, comme successeur potentiel. Le FPI prévoit d'organiser cette année sa traditionnelle Fête de la Liberté de manière décentralisée dans l'ensemble des régions du pays.


