L'ancien candidat à la présidentielle ivoirienne Ahoua Don Mello a réagi avec fermeté à l'arrestation de Nicolas Maduro. Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, le président vénézuélien a été capturé par 150 aéronefs et 200 soldats américains lors de l'opération baptisée « Absolute Resolve ». Une intervention qui a fait des victimes civiles et militaires. Maduro et son épouse ont été arrêtés dans leur résidence de Fuerte Tiuna, une base militaire fortifiée de Caracas, avant d'être transférés vers les États-Unis pour y être jugés pour « narcoterrorisme ».
Vice-président de l'Alliance internationale des BRICS, Ahoua Don Mello voit dans cette opération un retour aux pratiques coloniales. « Les anciennes puissances se contentent du minimum diplomatique, en nourrissant le secret espoir d'un signal donné par Donald Trump pour le retour à l'ordre colonial », affirme-t-il dans un texte diffusé après l'intervention américaine. Pour lui, cette arrestation s'apparente à une prise d'otage contre un pays souverain, et le droit international n'a pas pesé lourd face à la force militaire déployée par Washington.
Vice-président de l'Alliance internationale des BRICS, Ahoua Don Mello voit dans cette opération un retour aux pratiques coloniales. « Les anciennes puissances se contentent du minimum diplomatique, en nourrissant le secret espoir d'un signal donné par Donald Trump pour le retour à l'ordre colonial », affirme-t-il dans un texte diffusé après l'intervention américaine. Pour lui, cette arrestation s'apparente à une prise d'otage contre un pays souverain, et le droit international n'a pas pesé lourd face à la force militaire déployée par Washington.
Les BRICS+ réclament la libération immédiate
Les puissances émergentes regroupées au sein des BRICS ont unanimement condamné l'opération. Elles exigent la libération immédiate de Maduro et son retour dans son pays. Ahoua Don Mello rappelle que la Russie, avec laquelle le Vénézuéla entretient un accord militaire et de renseignement, n'a pas vu venir cette intervention. « Quel impact sur les BRICS+ et sur l'Afrique ? », s'interroge-t-il dans son analyse.
Le 3 décembre 2025, un mois avant l'opération, le ministère russe des Affaires étrangères organisait à Moscou une conférence internationale sur le thème « BRICS+ face à la lutte contre le terrorisme ». Les participants y avaient identifié que le terrorisme est une conséquence des guerres hybrides et des crises à l'échelle mondiale. Ahoua Don Mello était présent lors de ces travaux qui devaient définir une réponse commune en cas d'agression contre un État membre. « Au stade actuel, il n'y a pas de réponse militaire commune des BRICS en cas de violation de la souveraineté d'un État », constate-t-il avec amertume.
Le 3 décembre 2025, un mois avant l'opération, le ministère russe des Affaires étrangères organisait à Moscou une conférence internationale sur le thème « BRICS+ face à la lutte contre le terrorisme ». Les participants y avaient identifié que le terrorisme est une conséquence des guerres hybrides et des crises à l'échelle mondiale. Ahoua Don Mello était présent lors de ces travaux qui devaient définir une réponse commune en cas d'agression contre un État membre. « Au stade actuel, il n'y a pas de réponse militaire commune des BRICS en cas de violation de la souveraineté d'un État », constate-t-il avec amertume.
L'Afrique en première ligne
Pour Ahoua Don Mello, l'Afrique est particulièrement exposée. Le continent détient le plus grand réservoir de matières premières et représente un marché considérable pour les puissances occidentales. « L'opération Absolute Resolve aura ses versions africanisées si aucune stratégie africaine n'est conçue et mise en application », prévient-il. La multiplication des coups d'État sur le continent pourrait créer les conditions d'interventions similaires à celle menée contre le Vénézuéla.
L'ancien candidat ivoirien plaide pour un nouvel ordre international. Il estime que l'ONU traverse une crise profonde et que seul un « Accord de Yalta 2.0 » pourrait dessiner les contours du monde multipolaire. Un accord qui réunirait cette fois les dominants traditionnels de l'OTAN et les puissances émergentes du pôle multipolaire, avec les acteurs du Sud Global qui détiennent d'importantes réserves minières et pétrolières en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud.
L'ancien candidat ivoirien plaide pour un nouvel ordre international. Il estime que l'ONU traverse une crise profonde et que seul un « Accord de Yalta 2.0 » pourrait dessiner les contours du monde multipolaire. Un accord qui réunirait cette fois les dominants traditionnels de l'OTAN et les puissances émergentes du pôle multipolaire, avec les acteurs du Sud Global qui détiennent d'importantes réserves minières et pétrolières en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud.






