Laurent Gbagbo a transformé sa résidence de Mama en forum politique ce jeudi. Recevant une forte délégation de la région de la Nawa, l'ancien chef d'État a troqué ses habits de patriarche pour ceux de défenseur du monde rural. Les chefs traditionnels et les représentants des communautés locales ont fait le déplacement pour réaffirmer leur attachement à l'ex-pensionnaire de la CPI.
L'ambiance, empreinte de fraternité, a servi de décor à un discours axé sur la constance et l'engagement social. Devant ses hôtes venus de Soubré et des localités environnantes, l'ancien président a salué la fidélité de ses partisans, tout en liant cette loyauté à la réalité économique difficile que traversent les foyers agricoles du sud-ouest ivoirien.
L'ambiance, empreinte de fraternité, a servi de décor à un discours axé sur la constance et l'engagement social. Devant ses hôtes venus de Soubré et des localités environnantes, l'ancien président a salué la fidélité de ses partisans, tout en liant cette loyauté à la réalité économique difficile que traversent les foyers agricoles du sud-ouest ivoirien.
La défense des planteurs de cacao
Laurent Gbagbo s'est montré particulièrement loquace sur la situation de la filière café-cacao, poumon de l'économie nationale. Il a fustigé le contraste entre le statut de leader mondial de la Côte d'Ivoire et le niveau de vie réel des paysans. Pour lui, le système actuel ne récompense pas l'effort physique intense fourni par les travailleurs de la terre tout au long de l'année.
« Nous sommes les premiers producteurs de cacao au monde, mais les producteurs sont pauvres », a-t-il regretté devant une assistance attentive. L'ancien dirigeant a pointé du doigt les défaillances du circuit de commercialisation qui pénalisent les petits exploitants, incapables de subvenir aux besoins de leurs familles malgré des récoltes abondantes.
« Nous sommes les premiers producteurs de cacao au monde, mais les producteurs sont pauvres », a-t-il regretté devant une assistance attentive. L'ancien dirigeant a pointé du doigt les défaillances du circuit de commercialisation qui pénalisent les petits exploitants, incapables de subvenir aux besoins de leurs familles malgré des récoltes abondantes.
Dénonciation des impayés et réformes
Le président du PPA-CI a également soulevé le problème des paiements par "reçus", une pratique qui prive les agriculteurs de liquidités immédiates. Il a décrit une scène où le planteur, après des mois de labeur, se retrouve avec de simples promesses écrites au lieu d'une juste rémunération. Selon lui, cette situation est indigne du rang économique du pays.
« Le planteur travaille dur pendant toute l’année et, au moment de vendre son cacao, il reçoit des papiers à la place de l’argent. Ce n’est pas normal », a-t-il martelé. En appelant à une réforme garantissant une rémunération immédiate, Laurent Gbagbo se repositionne comme le porte-voix des populations rurales de la Nawa à l'approche des prochaines échéances.
« Le planteur travaille dur pendant toute l’année et, au moment de vendre son cacao, il reçoit des papiers à la place de l’argent. Ce n’est pas normal », a-t-il martelé. En appelant à une réforme garantissant une rémunération immédiate, Laurent Gbagbo se repositionne comme le porte-voix des populations rurales de la Nawa à l'approche des prochaines échéances.






