Sextorsion en Côte d'Ivoire un Européen se suicide, un suspect arrêté © Crédit photo Plcc - Yessouan.ci
La victime, identifiée par ses initiales M.M., avait noué une relation avec une inconnue rencontrée sur TikTok. Les échanges ont rapidement migré vers Telegram, où la relation a pris une tournure intime. M.M. a transmis des contenus à caractère sexuel, persuadé de la sincérité du lien.
La suite a suivi un schéma bien documenté par les spécialistes de la cybersécurité : son interlocutrice a exigé 1 million de francs CFA contre la non-diffusion des images et vidéos échangées. Des extraits ont été envoyés comme preuve de menace. M.M. a payé. Les exigences ont continué.
Lire aussi : Cybercriminalité en Côte d'Ivoire : menaces sur une directrice d'école par messagerie, un homme arrêté
Face aux pressions répétées, M.M. a mis fin à ses jours. Ses proches ont découvert les messages de menaces dans son téléphone et ont alerté les autorités de leur pays. Celles-ci ont transmis les résultats d'enquête à la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC), l'unité ivoirienne spécialisée dans ce type d'infractions.
La suite a suivi un schéma bien documenté par les spécialistes de la cybersécurité : son interlocutrice a exigé 1 million de francs CFA contre la non-diffusion des images et vidéos échangées. Des extraits ont été envoyés comme preuve de menace. M.M. a payé. Les exigences ont continué.
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Face aux pressions répétées, M.M. a mis fin à ses jours. Ses proches ont découvert les messages de menaces dans son téléphone et ont alerté les autorités de leur pays. Celles-ci ont transmis les résultats d'enquête à la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC), l'unité ivoirienne spécialisée dans ce type d'infractions.
L'arnaque aux faux sentiments, un phénomène structuré
Les investigations de la PLCC ont conduit à l'arrestation d'un individu identifié sous les initiales D.V.J. Lors de son audition, il a reconnu les faits et admis se livrer régulièrement à des arnaques sentimentales dans le but d'extorquer des fonds. Une seconde personne, D.L.M., présente au moment de l'interpellation, a également été identifiée comme active dans la cybercriminalité, bien qu'étrangère à l'affaire M.M.
Les deux individus ont été déférés au parquet pour menace de publication de données à caractère sexuel sur internet et homicide involontaire, sur la base de la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.
Ce type d'arnaque — appelé sextorsion — progresse en Côte d'Ivoire et dans la sous-région. Les victimes sont souvent des ressortissants étrangers ciblés via des profils soigneusement construits sur les réseaux sociaux. Le paiement initial ne clôt jamais l'affaire : il signale au contraire que la cible est vulnérable, ce qui déclenche de nouvelles demandes.
Les deux individus ont été déférés au parquet pour menace de publication de données à caractère sexuel sur internet et homicide involontaire, sur la base de la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.
Ce type d'arnaque — appelé sextorsion — progresse en Côte d'Ivoire et dans la sous-région. Les victimes sont souvent des ressortissants étrangers ciblés via des profils soigneusement construits sur les réseaux sociaux. Le paiement initial ne clôt jamais l'affaire : il signale au contraire que la cible est vulnérable, ce qui déclenche de nouvelles demandes.