Attaques au Mali et mort de Sadio Camara : Guillaume Soro réagit


Lundi 27 Avril 2026

L'ancien Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a réagi aux attaques terroristes coordonnées du 25 avril 2026 au Mali, qui ont coûté la vie au ministre de la Défense.



Attaques au Mali le 26 avril, Guillaume Soro réagit © Crédit photo DR - Yessouan.ci
Guillaume Kigbafori Soro, ancien Premier ministre, ancien président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire et président du mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS), a publié lundi 28 avril 2026 une déclaration de condoléances après les attaques terroristes qui ont frappé le Mali dans la nuit du 24 au 25 avril 2026.

Ces attaques simultanées ont visé plusieurs villes : Bamako, Kati, Gao, Kidal et Sévaré. Des hommes armés ont pris pour cibles des installations militaires et des représentants de l'État malien. Le général de corps d'armée Sadio Camara, ministre d'État et ministre de la Défense du gouvernement de transition dirigé par le président Assimi Goïta, a été tué lors d'un attentat suicide perpétré contre son domicile de Kati. Une partie de sa famille a également péri dans l'attaque.

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Guillaume Soro a adressé ses condoléances à la famille du général Camara, aux soldats des Forces armées maliennes (FAMa) tombés lors des combats, ainsi qu'à leurs proches. Il a salué la réponse militaire malienne face à ce qu'il a décrit comme une tentative de déstabilisation coordonnée menée sur plusieurs fronts.

Une attaque perçue comme une menace régionale

Dans sa déclaration, l'ancien président de l'Assemblée nationale ivoirienne a élargi la portée de son analyse au-delà des frontières maliennes. Il a qualifié ces événements d'attaque contre la souveraineté des États africains et contre la cohésion des nations du continent. Guillaume Soro a exprimé sa solidarité envers le gouvernement et le peuple maliens au nom de GPS et à titre personnel.

Les attaques du 25 avril 2026 interviennent dans un contexte de pression terroriste persistante au Sahel, où le Mali fait face depuis plusieurs années aux groupes armés liés à Al-Qaïda et à l'État islamique. Pour la Côte d'Ivoire, pays frontalier dont le nord est régulièrement exposé à des incursions jihadistes, la déstabilisation du Mali représente un risque sécuritaire direct.

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille), avec une spécialisation en… En savoir plus sur cet auteur

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