Burkina Faso : 5,7 milliards FCFA pour équiper les forces de sécurité


Vendredi 5 Juin 2026

Le gouvernement burkinabè a approuvé jeudi 4 juin 2026 des marchés de 5,737 milliards FCFA pour doter l'armée, la police et l'ONASSIM de nouveaux équipements.



Burkina Faso : 5,7 milliards FCFA pour équiper les forces de sécurité © Crédit photo DR
Lors du Conseil des ministres du jeudi 4 juin 2026, le gouvernement burkinabè a validé plusieurs projets d'acquisition d'équipements sécuritaires pour un montant global de 5 737 665 660 francs CFA TTC, financés sur le budget de l'État 2026. Ces marchés relèvent du ministère de la Sécurité et couvrent plusieurs corps et institutions.

Une partie des matériels spécialisés acquis sera destinée aux Forces armées nationales et aux Forces de sécurité intérieure déployées en opérations sur le territoire. Des équipements spécifiques iront aux unités de l'Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM), structure chargée de la protection des zones d'exploitation minière, secteur particulièrement exposé aux attaques dans le pays.

Lire aussi : Burkina Faso : le gouvernement plafonne les tarifs des écoles privées

Le programme inclut également le renforcement des moyens d'intervention de l'Office national de la sécurité routière (ONASER) à travers l'acquisition de nouveaux matériels de prévention et de contrôle. Des effets d'habillement et équipements de protection seront fournis aux élèves de l'École nationale de Police et de l'Académie de Police, ainsi qu'au personnel de la Direction générale de la Police nationale. Les agents de la Direction générale des eaux et forêts et de la Brigade LAABAL bénéficieront également de dotations vestimentaires.

Logistique sécuritaire dans un pays en guerre

Ces acquisitions s'inscrivent dans la politique de montée en puissance des forces burkinabè face à l'insécurité jihadiste qui frappe le pays depuis 2015 et s'est intensifiée depuis le coup d'État de septembre 2022. Le gouvernement de la transition, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, a fait de la souveraineté sécuritaire et du réarmement des forces nationales un axe central de sa gouvernance.

Pour la Côte d'Ivoire, dont la frontière nord avec le Burkina Faso constitue une zone de surveillance renforcée, la capacité opérationnelle des forces burkinabè a une incidence directe sur la stabilité du corridor régional. Abidjan suit de près l'évolution sécuritaire dans ce pays voisin, avec lequel elle partage plusieurs enjeux de sécurité transfrontalière.


Dans la même rubrique :