CEI dissoute, Affi N'Guessan réagit et exige un dialogue électoral © Crédit photo DR - Yessouan.ci
La dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), annoncée le mercredi 6 mai 2026 à l'issue du Conseil des ministres présidé par Alassane Ouattara, a immédiatement suscité une réaction de Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI). Sur les réseaux sociaux, le responsable politique a salué la décision sans détour, qualifiant la CEI de commission "des crises électorales et de la mort" dont il estime qu'elle a enfin "tiré sa révérence".
Pour Affi N'Guessan, la suppression de cette institution ne suffit pas. Il appelle le gouvernement à ouvrir sans délai un dialogue avec les formations politiques et les organisations de la société civile pour bâtir un nouveau cadre électoral. Un processus qu'il place explicitement sous le signe de la paix et de la stabilité du pays.
La CEI avait été créée par la loi 2001-634 du 9 octobre 2001, après les conditions chaotiques de la présidentielle de 2000. En 2016, puis en 2020, la Cour africaine des droits de l'Homme et des Peuples avait jugé sa composition déséquilibrée, le camp présidentiel y étant représenté par deux fois plus de membres que l'opposition. Depuis plusieurs cycles électoraux, un bloc de onze partis incluant le PDCI-RDA de Tidjane Thiam et le PPA-CI de Laurent Gbagbo réclamait une réforme profonde de l'institution, sans jamais obtenir satisfaction du gouvernement.
Lire aussi : La CEI dissoute en Côte d'Ivoire lors du Conseil des ministres du 6 mai 2026
La CEI a organisé l'élection présidentielle du 25 octobre 2025, proclamant les résultats provisoires avec un taux de participation affiché à 95,60%, avant que le Conseil constitutionnel ne valide la réélection d'Alassane Ouattara. C'est à l'issue de ce dernier cycle électoral que le gouvernement a décidé de dissoudre l'institution.
Pour Affi N'Guessan, la suppression de cette institution ne suffit pas. Il appelle le gouvernement à ouvrir sans délai un dialogue avec les formations politiques et les organisations de la société civile pour bâtir un nouveau cadre électoral. Un processus qu'il place explicitement sous le signe de la paix et de la stabilité du pays.
La CEI avait été créée par la loi 2001-634 du 9 octobre 2001, après les conditions chaotiques de la présidentielle de 2000. En 2016, puis en 2020, la Cour africaine des droits de l'Homme et des Peuples avait jugé sa composition déséquilibrée, le camp présidentiel y étant représenté par deux fois plus de membres que l'opposition. Depuis plusieurs cycles électoraux, un bloc de onze partis incluant le PDCI-RDA de Tidjane Thiam et le PPA-CI de Laurent Gbagbo réclamait une réforme profonde de l'institution, sans jamais obtenir satisfaction du gouvernement.
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La CEI a organisé l'élection présidentielle du 25 octobre 2025, proclamant les résultats provisoires avec un taux de participation affiché à 95,60%, avant que le Conseil constitutionnel ne valide la réélection d'Alassane Ouattara. C'est à l'issue de ce dernier cycle électoral que le gouvernement a décidé de dissoudre l'institution.
Un nouveau mécanisme à construire
Le porte-parole du gouvernement n'a pas précisé, lors de la conférence de presse du 6 mai 2026, quelle forme prendrait la structure appelée à remplacer la CEI. Il a simplement indiqué que les discussions se tiendraient au niveau du gouvernement avant toute annonce publique. L'objectif affiché reste l'organisation durable d'élections apaisées, de nature à rassurer l'ensemble des acteurs politiques.
La demande d'Affi N'Guessan d'associer partis d'opposition et société civile à la conception du futur organe électoral rejoint précisément la question posée par plusieurs journalistes lors du point de presse : le gouvernement n'y a pas encore apporté de réponse formelle.
La demande d'Affi N'Guessan d'associer partis d'opposition et société civile à la conception du futur organe électoral rejoint précisément la question posée par plusieurs journalistes lors du point de presse : le gouvernement n'y a pas encore apporté de réponse formelle.