Le gouvernement ivoirien a annoncé mercredi 6 mai 2026, en Conseil des ministres tenu au Palais de la Présidence de la République, la dissolution de la Commission Électorale Indépendante (CEI). L'institution, créée le 9 octobre 2001 en application de l'article 32 alinéa 4 de la Constitution ivoirienne, était jusqu'à présent l'autorité administrative chargée d'organiser, de superviser et de contrôler toutes les opérations électorales et référendaires dans le pays.
Présidée par Ibrahim Kuibiert Coulibaly, la CEI avait conduit l'intégralité du processus électoral lors de la présidentielle du 25 octobre 2025, du recensement des électeurs à la proclamation des résultats provisoires, avec un taux de participation officiellement arrêté à 95,60 %. Les résultats définitifs avaient ensuite été validés par le Conseil constitutionnel, consacrant la réélection du président Alassane Ouattara.
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Cette dissolution intervient dans un contexte politique marqué par des demandes répétées de l'opposition. Un groupement de onze partis — dont le Parti démocratique de Côte d'Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) de Tidjane Thiam et le Parti des Peuples Africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo — réclamait depuis plusieurs cycles électoraux une refonte de l'institution, qu'ils jugeaient déséquilibrée en faveur du pouvoir.
Présidée par Ibrahim Kuibiert Coulibaly, la CEI avait conduit l'intégralité du processus électoral lors de la présidentielle du 25 octobre 2025, du recensement des électeurs à la proclamation des résultats provisoires, avec un taux de participation officiellement arrêté à 95,60 %. Les résultats définitifs avaient ensuite été validés par le Conseil constitutionnel, consacrant la réélection du président Alassane Ouattara.
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Une institution contestée
La Cour africaine des droits de l'Homme et des Peuples avait jugé en 2016, puis confirmé en 2020, que la composition de la CEI était inégalitaire : le pouvoir y était représenté par huit membres contre quatre pour l'opposition. Malgré ces décisions, le gouvernement avait jusqu'ici maintenu l'institution en l'état, arguant qu'elle remplissait correctement ses missions.
La CEI était structurée en une commission centrale, dont le siège se trouvait à Abidjan, et en commissions locales aux niveaux régional, départemental, communal et sous-préfectoral. Les modalités de la transition et la nature de l'instance appelée à lui succéder n'avaient pas encore été précisées à l'issue du Conseil des ministres du 6 mai 2026.
La CEI était structurée en une commission centrale, dont le siège se trouvait à Abidjan, et en commissions locales aux niveaux régional, départemental, communal et sous-préfectoral. Les modalités de la transition et la nature de l'instance appelée à lui succéder n'avaient pas encore été précisées à l'issue du Conseil des ministres du 6 mai 2026.


